La première preuve de démocratie consiste à participer aux rendez-vous électoraux qui rythment périodiquement la vie d’une nation et déterminent son devenir, quand bien même l’on ne peut contraindre le citoyen à déposer son bulletin dans l’urne ; a contrario, ce même citoyen serait malvenu de se plaindre de l’inefficience des rouages institutionnels, à commencer par le plus important, en l’occurrence le référendum sur la révision de la Constitution qui est, en quelque sorte, le mode d’emploi de la République, et plus singulièrement la matrice de l’édification de l’Algérie nouvelle portée par le programme de relance économique du président de la République. Une Algérie nouvelle à laquelle aspirent tous les Algériens, et plus particulièrement la jeunesse qui est majoritaire dans le pays. On ne peut donc, dans le même temps, aspirer à une refondation profonde du pays et à l’avènement d’une vision rénovée porteuse des aspirations légitimes du peuple, et ne pas participer par le plus simple des gestes, celui de glisser un bulletin dans l’urne, pour opérer le changement tant attendu, et donner à l’État les moyens de fortifier le concept de démocratie participative.
En effet, la démocratie ne s’improvise pas, elle ne se décrète pas, ce n’est ni une fin en soi ni un objectif à atteindre, pas plus qu’elle n’est une façade destinée à s’attirer les faveurs de l’opinion internationale.  Le concept, sous la direction éclairée du président de la République, se consolide toujours davantage, porté par le libre débattement des rouages institutionnels et touchant toutes les franges de la société. Cependant, si les pouvoirs publics ont vocation à définir un cadre à même de promouvoir la pratique démocratique dans tous les domaines, il revient également à la société civile, dans toutes ses composantes, à s’inscrire dans cette démarche et à insuffler l’énergie nécessaire à cette démarche, toutes choses qui font la force des grandes nations où la praxis démocratique prend sa forme la plus accomplie. Le geste, qui peut paraître des plus anodins, de glisser son bulletin dans l’urne, le 1er novembre prochain, aura une portée  éminemment historique, dès lors qu’il consacrera par-là, la concrétisation de la culture démocratique du citoyen et tracera les contours d’une Algérie nouvelle balisée par le train de réformes économiques destinées à l’engager résolument sur la voie de la modernité et du progrès social, dans le cadre d’un changement global et radical. Faute de quoi nous laisserons aux générations à venir un pays vidé de sa substance et privé de sa cohésion sociale. En avons-nous le droit ?
                 Kamel O.

Auteur: elmoudjahid
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