Une image mensongère est en train d’être distillée dans l’opinion, dans la presse, au sein des états-majors de partis, d’associations et chez des personnalités, dans le seul but d’entraver tout effort sérieux, d’où qu’il vienne, de trouver une issue à la crise que connaît le pays depuis des mois.
De tels comportements, attitudes et positions ne sont pas de nature à aider le peuple à effectuer le choix, le meilleur, qui ne saurait être que celui de se diriger en masse vers les bureaux de vote en décembre prochain, pour élire un président qui aura toute la latitude d’engager des réformes profondes. Celles-là même réclamées par les citoyens qui continuent de sortir dans la rue et appellent à faire aboutir des revendications qui ne peuvent être qu’à travers l’exercice du droit de vote dont certains veulent pourtant le priver au motif que le contexte ne se prêterait pas au jeu démocratique.
Quel raisonnement pourrait faire admettre qu’un groupe, un clan ou une bande peut s’investir, sans avoir consulté aucune partie –le peut-on vraiment ?— et se substituer à des millions d’Algériens pour décider de leur avenir sans leur reconnaître la possibilité d’exprimer leur propre opinion à travers un bulletin glissé dans l’urne ? L’un des arguments avancés pour demander le report, voire l’annulation pure et simple du scrutin serait que la partie serait jouée d’avance puisque l’Armée aurait déjà choisi son candidat ; ce que le chef d’état-major a démenti fermement.
Cette allégation vise à semer le doute sur les multiples garanties allant dans le sens de la transparence de l’élection de l’organisation de laquelle l’administration est totalement écartée.
La totalité des candidats à la candidature dont le nombre frôle la centaine croient fermement, quant à eux, que la compétition est ouverte, plus ouverte que jamais, et que l’époque de la cooptation des présidents est révolue à jamais : indice suffisant donnant confirmation qu’une aube démocratique est en train de naître et dont les signes avant-coureurs parviennent chaque jour de l’Algérie profonde à travers des déclarations de citoyens las de la confusion, de l’incertitude du lendemain, des manipulations et des mensonges. La vraie image de l’Algérie, ce sera à eux de la dessiner le 12 décembre et pas quelqu’un d’autre pour servir des objectifs loin de tendre vers la garantie de la paix, de la sécurité et du développement tant souhaités.
Une majorité du peuple retrouvera l’isoloir et l’urne, ce qui constituera la preuve du rejet de toutes formes de passivité à l’image des appels au boycott et au rejet du processus électoral dans son ensemble en opposition à la volonté des Algériens désirant ardemment exercer leur droit constitutionnel. Sans intimidation, sans confrontation, sans haine, ni calomnie. Laissons-les dessiner leur image de l’Algérie ! Un dessein qui n’est le monopole de personne.
A. M.

Auteur: elmoudjahid
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