Chaque jour de nombreux accidents sont enregistrés à travers le territoire national, causant morts et blessés parmi les automobilistes et voyageurs. Le phénomène a pris, il faut le souligner, ces dernières années, des proportions alarmantes qui interpellent tout le monde, pouvoirs publics, usagers et citoyens. L’ampleur de la catastrophe appelle à une réaction rapide et efficace pour mettre fin à l’hécatombe engendrée par le terrorisme des routes qui sévit chaque jour. C’est une urgence nationale de l’avis de tous les citoyens, qui relèvent l’impérieuse nécessité de redoubler d’efforts sur tous les plans pour stopper cette machine infernale qui fauche des vies humaines et fait de nombreux blessés, dont certains sont malheureusement handicapés à vie. Les chiffres révélés lors du dernier conseil interministériel présidé par le Premier ministre, Noureddine Bedoui, et consacré entre autres à cette question montre amplement la gravité de la situation. Une moyenne de 30.000 accidents est enregistrée chaque année sur les routes algériennes, causant la mort de 4.000 personnes et faisant 50.000 blessés. A ces bilans, il faut ajouter les dégâts, forcément importants sur le plan matériel et économique.
Des chiffres effarants qui donnent froid dans le dos et appellent à une solution rapide pour préserver des vies humaines. La lutte contre ce phénomène qui ne cesse de s’amplifier nécessite l’engagement de tout le monde. Des mesures importantes touchant tous les volets et aspects doivent être prises, sans trop tarder. L’implication et l’engagement de tous sont plus que nécessaires et notamment les usagers qui doivent être sensibilisés sur les dangers et risques d’une mauvaise conduite et le non- respect du code de la route. Les pouvoirs publics planchent sur cette question depuis des mois pour arrêter des mesures capables de juguler le phénomène.
Certaines sont déjà en cours d’application, d’autres sont en voie de finalisation.  Le dernier conseil interministériel a été l’occasion d’ailleurs d’annoncer certaines décisions importantes, dont celles liées à la création d’une délégation nationale de sécurité routière et d’un conseil consultatif intersectoriel. Ces deux structures auront la charge de gérer et de s’occuper de ce dossier sur tous les plans. L’autre point, et pas des moindres, qui a été examiné et traité lors de cette réunion a trait a l’évaluation des dossiers de permis de conduire à points, à la carte d’immatriculation électronique de véhicules et à la nouvelle plaque d’immatriculation de véhicules. Des volets extrêmement importants qui doivent être réglés dans les meilleurs délais pour finaliser le dispositif technique, administratif et réglementaire du dossier. D’ailleurs, la généralisation de la délivrance du permis de conduire biométrique —une opération qui a été entamée il y a des mois— doit être accélérée pour parachever l’opération, jugée importante par tous les intervenants. La sécurité routière retient de plus en plus l’attention de la collectivité nationale. Elle devient actuellement une urgence et une priorité extrêmes, en raison de l’ampleur du phénomène des accidents. Régulièrement étudiée avec des mesures appliquées, mais beaucoup reste à faire pour éradiquer définitivement ce mal dont les dégâts sont des plus considérables. Peu importe les raisons invoquées pour parler sur les raisons des accidents de la route, le plus urgent reste, de l’avis de tous, la solution radicale pour mettre fin à cette tragédie routière. Même si les raisons mécaniques et l’état des routes sont régulièrement mis en avant pour expliquer les causes de nombreux accidents, il n’en demeure pas moins que le facteur humain porte une part —peut-être lourde— de responsabilité dans ce qui arrive souvent sur les routes. Excès de vitesse, conduite en état d’ébriété, conduite dangereuse, concurrence et non-respect du code de la route sont souvent signalés comme causes principales de ces accidents. En dépit de multiples campagnes de sensibilisation, qui doivent d’ailleurs être intensifiées et amplifiées, les automobilistes continuent, pour la plupart, d’ignorer dangereusement les dangers auxquels ils s’exposent eux ainsi que d’autres usagers sur la route. Ceci étant, l’état de certaines routes et les problèmes techniques et mécaniques sont eux listés parmi les causes directes ou indirectes de cette hécatombe. C’est la raison pour laquelle il faut absolument approfondir la réflexion pour un plan global de lutte qui prendra en charge l’ensemble des aspects du dossier. En plus de la campagne de sensibilisation médiatique et publique, le volet législatif et réglementaire doit être renforcé avec des mesures coercitives et dissuasives contre les chauffards dont la responsabilité est en partie engagée dans cette tragédie. A cela, s’ajoute le travail des services des transports et des travaux publics qui doivent veiller sur l’état des routes en procédant au contrôle systématique pour opérer des réfections, réparations et assainissement de tous les tronçons dangereux ou délabrés. C’est seulement avec un programme global et l’engagement de tous, pouvoirs publics, automobilistes, médias et associations de la société civile, qu’il est possible d’espérer mettre fin au phénomène des accidents de la route.
M. Oumalek

Auteur: elmoudjahid
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