Organisé, par  l’Ambassade d’Espagne en Algérie et l’institut Cerventès d’Alger, en collaboration avec le ministère de la culture, ce spectacle de flamenco l’intitulé « cuatro » (quatre) du groupe espagnol « las Migas », né en 2004, venu de Barcelone brise les codes du flamenco traditionnel en y incorporant des sonorités bossa, jazz et classique. La voix de Bego Salazar, sublimée par les guitares de Marta Robles et Alicia Grillo et le violon de Roser Loscos, reprend avec brio le répertoire flamenco tout en apportant une fraîcheur et une énergie palpable sur scène. Sachant, que « Cuatro » est le nouveau disque enregistré par las migas dans lequel elles incorporent des textures électroniques tout en revenant vers les sonorités du flamenco de leur début. C’est les résultats de deux années de préparation minutieuse. C’est aussi le quatrième de leur carrière musicale, précise t’on.
Las migas est un quatuor formé de quatre femmes musiciennes, guerrières et voyageuses : Carolina Duran au violon, Marta Robles (composition et guitare), Alicia Grillo (guitare) et la chanteuse et danseuse du groupe Carolina Fernandez. Elles se distinguent par leur différence et leur similitude à la fois, et par la fusion de cultures qu’elles créent lorsqu’elles sont ensemble. Dans leur musique,  l’auditeur s’aperçoit qu’elles unissent l’art de leurs terres respectives avec la contribution personnelle de chacun, créant ainsi un monde merveilleux, magique et ouvert aux autres cultures du monde.   
on comprend vite qu’elles sont adoptées un style propre à elles, et qui est différent de l’habituel,  à la fois sensible, hétérodoxe, moderne, avant-gardiste, mais aussi et surtout méditerranéen. Au résultat, un genre difficile à cerner ou à décrire mais une énergie sur scène palpable, et « un flamenco alegre que duele », un flamenco heureux qui fait mal…
Quinze ans après la création du groupe, elles représentent actuellement un petit classique du flamenco le plus féminin et courageux avec une nomination aux latin grammys en 2017 avec leur album « vente conmigo » comme meilleur album de flamenco.
Elle sont bien affichées leur bonheur de partager ces moment magique avec des femmes algériennes, soulignant, que « l’Algérie est grand pays magique  qui a de grande ressemblances avec l’Espagne. On se sent vraiment chez nous et on sent  cette Andalousie, notre Andalousie méditerranéenne », lance t-elle, avec émotion et en exprimant leur contentement d’être et de découvrir l’Algérie  pour la première fois.  Elles sont chantées, l’amour,  le pays, la terre, la vie,  la nostalgie, l’exil, la séparation et la mélancolie, avec une grande sensibilité qui aller droit au cœur et qui ne laissé indifférente l’assistance. Ces dernier on eu l’occasion de voyager à travers les chefs d’œuvres de la musique flamenco, patrimoine immatériel de l’humanité.
Elles ont émerveillées le public par des extraits de leur dernier opus,  les pièces, « Playa Sanlûcar », « Vente conmigo » (viens avec moi), « Rumba Lorca », « Tangos de la Repompa », « Con lo bien que yo estaba sola », « Ojos Verdes », « Solo violin », « La maleta », « Me Mueve el aire » et « Tu boca » (ta bouche) ont été rendues dans un élan créatif et une maîtrise technique très appréciés par le public.
Elles sont bien affirmées que ce spectacle est un hommage à la bravoure et résistance de la femme d’une manière général ou qu’elle soit dans le monde. De nombreux fans de flamenco sont surpris de voir qu’il est pratiquement impossible de trouver une femme jouant de la guitare sur scène (tablao). En général, les spectacles de flamenco sont composés de chanteuses (cantaoras) et danseuses (bailaoras), mais il n’est pas habituel de trouver une femme accompagnant un chanteur ou offrant un concert de guitare en solo sur scène. Les femmes sont généralement cantonnées au chant et à la danse. Mais certaines guitaristes commencent, avec difficultés, à ouvrir la voie de ce monde réservé aux hommes.

Kafia Ait Allouache

Auteur: elmoudjahid
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