Ce dernier est d’ailleurs le reflet de l’immeuble qui lui a été confié.   Tout laisser- aller ou manquement  était passible de  lourde sanction puisque celui-ci,  habitait, de par sa fonction qui exigeait, une présence continue et permanente,  au même endroit,  pour veiller au  grain, aux petits et  grands détails susceptibles de porter préjudice à la vie en communauté ou encore accélérer la dégradation des lieux. En fait, ces concierges,  avaient tout pour  gérer d’une main de fer  tous ces ensembles contrôlés et passés au peigne-fin, régulièrement pour éviter  leur détérioration.  Ce n’est plus le cas, de nos jours où, à l’instar de  beaucoup de métiers,  commence  à subir le triste sort  de repli,  d’extinction  même, à telle enseigne qu’on assiste, du coup,  à  la disparition pure et simple  de ce vocable du jargon des Algériens  qui se rappellent cette belle époque où tout était nickel. Tout était impeccable, dans nos cités, grâce au sérieux et  au professionnalisme de ces hommes et femmes qui se faisaient remarquer par leur travail. Il faut dire que la présence de ces derniers, avait  le mérite  d’éviter la « rouille » des ouvrages. Ce qui n’est plus le cas  malheureusement, de nos jours,  avec la tendance de plus en plus  à  la disparition de ce genre de personnels de toute la chaîne des  agents  chargés de l’entretien et le bon fonctionnement des  projets livrés.   Le cas des  cités AADL  où cette mission,  attribuée à des agents, est  tout simplement confuse, puisqu’ils  se chargent également  d’autres  tâches à même de limiter leur intervention quand il s’agit de questions importantes.   Bien sûr, on ne peut pas être sur tous  les fronts et à   force de courir   plusieurs lièvres, à la fois, on finit toujours,  par n’en tuer aucun et c’est malheureusement ce qui se  passe  dans nos cités. L’état des lieux  des projets de logements livrés,   quelques années seulement après leur réception  est une preuve du rôle du concierge qui devrait être réhabilité pour préserver nos bâtiments de  la clochardisation.

Aujourd’hui,  dans nos  cités, tout va de mal en pis,  allant des portes d’entrée des immeubles, aux boîtes aux lettres, aux ascenseurs,  en passant par l’insalubrité criarde, aux  caves dans de piteux états.   Il faut rappeler qu’au lendemain de l’indépendance, la gestion des bâtiments a été attribuée, aux services des biens vacants, puis aux offices de promotion et de gestion immobilière, gérés selon une organisation universellement connue et qui renvoyait à  l’existence d’un syndic d’immeuble.  Néanmoins  avec la cession des «biens de l’Etat»,  intervenue, à partir des  années 80, les concierges avaient carrément  abandonné leur métier.  Le résultat  n’avait pas tardé d’ailleurs à se faire voir sur  l’état de  nos immeubles qui avaient pris un sacré coup.  

                                                                                  Samia D. 

Auteur: elmoudjahid
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.