La participation au concours national des magistrats sera désormais ouverte à tous les candidats titulaires d’une licence en droit ou d’un diplôme reconnu équivalent, «sans condition d’âge».
En effet, il a été procédé à la levée de la limite d’âge préalablement fixée à 35 ans au plus, comme rapporté par des sources médiatiques. Il faut dire que le concours des magistrats nécessite un certain nombre de conditions auxquelles doit, impérativement, répondre tout candidat souhaitant faire carrière dans le corps de la magistrature.
Il faut d’abord être de nationalité algérienne et être titulaire du baccalauréat de l’enseignement secondaire et de huit semestres d’études supérieures sanctionnées d’une licence en droit au moins ou d’un diplôme reconnu équivalent. Il est demandé également d’être en situation régulière vis-à-vis du service national, de remplir les conditions d’aptitudes physique et morale pour l’exercice de la fonction ; et bien entendu, de jouir des droits civils et civiques et être de bonne moralité. Pour ce qui est de la constitution du dossier de candidature, ce dernier doit comprendre notamment, une demande manuscrite de participation au concours, signée par le candidat ; l’original du certificat de nationalité algérienne ; une copie certifiée conforme à l’original de l’attestation de succès au baccalauréat de l’enseignement secondaire et une copie certifiée conforme à l’original de la licence en droit accompagnée des relevés de notes des quatre (04) années d’études. Il comprend aussi un extrait d’acte de naissance ; une fiche familiale d’état civil pour les candidats mariés datant de moins d’un an. Les candidats célibataires doivent, pour leur part, justifier d’une fiche individuelle d’état civil datant de moins d’un an. Il est demandé par ailleurs une copie certifiée conforme à l’original de l’attestation justifiant une situation régulière du candidat vis-à-vis du service national ou une déclaration sur l’honneur du candidat justifiant qu’il est en situation régulière. Le candidat répondant aux critères mais ayant le statut d’employé à la date du dépôt du dossier est, lui aussi, autorisé à participer au concours. Cependant, il doit présenter une attestation délivrée par l’autorité investie du pouvoir de nomination autorisant le candidat ayant la qualité de fonctionnaire à la date du dépôt du dossier, à participer au concours et s’engageant à le détacher en cas d’admission définitive. Une fois, les résultats connus, les candidats lauréats sont appelés à compléter, par la suite, leurs dossiers par la présentation de trois certificats médicaux datant de moins de trois mois (un certificat délivré par un médecin généraliste attestant que le candidat n’est atteint d’aucune infirmité ou maladie chronique ; un certificat délivré par un médecin spécialiste en pneumo-phtisiologie attestant que le candidat n’est pas atteint d’une maladie contagieuse et un certificat délivré par un spécialiste des maladies mentales et psychiatriques attestant que le candidat jouit de ses capacités mentales). Autre remarque importante à retenir, le dossier doit comprendre notamment «un engagement écrit de suivre la formation de trois ans à l’école et auprès des juridictions et d’accepter tout poste d’affectation au cours et à l’issue de la formation (formulaire établi par l’ESM)», outre un autre engagement par écrit de servir «l’administration judiciaire pendant une durée minimale de 15 ans».
Il faut savoir par ailleurs que la convocation au concours n’est effectuée qu’après la vérification du casier judiciaire des personnes concernées qui doivent répondre à «toutes les exigences légales». Viendront ensuite les étapes des épreuves (cinq épreuves écrites d’admission et deux épreuves orales pour l’admission finale).

Huit épreuves pour l’admission finale

Les admis suivront leurs cours au niveau de l’Ecole Supérieure de la Magistrature ; une école qui a pour mission fondamentale d’assurer une formation initiale aux élèves magistrats ainsi qu’une formation continue aux magistrats en exercice, pour leur perfectionnement professionnel et scientifique. La formation au niveau de l’Ecole se caractérise, en fait, par son aspect polyvalent, scientifique, pratique et technique.
Selon la présentation fournie sur le site électronique de l’ESM, cette dernière permet d’approfondir les connaissances juridiques acquises à l’université, d’apprendre et de maîtriser les techniques et les procédures judiciaires et d’acquérir les réflexes et les mécanismes juridictionnels. En somme, la formation permet d’inculquer les valeurs de l’éthique et la déontologie de la fonction de Magistrat.Il est précisé ici que la formation dispensée au niveau de cette école est une formation professionnelle préalable qui a vocation à former des magistrats compétents et polyvalents, aptes à exercer toutes les fonctions du siège comme du parquet dans les juridictions du premier degré. Il faut savoir, par ailleurs, que — par alternance et pendant une année —, l’élève magistrat bénéficie d’un stage pratique qui constitue, il faut le dire, une période privilégiée pour l’acquisition de l’expérience. L’élève magistrat s’initie ainsi à la pratique effective des différentes fonctions judiciaires et administratives et ce, sous la surveillance et avec les conseils des magistrats.
Soraya Guemmouri

Auteur: elmoudjahid
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