Le gouvernement répond aux maires qui ont décidé de boycotter la préparation et l’organisation de la présidentielle du 4 juillet prochain. «Ces personnes tentent de délégitimer l’administration centrale.

Ils veulent monter sur la vague de la mobilisation populaire, alors qu’eux-mêmes ont été élus à l’époque antérieure. Donc, ils sont aussi concernés par cette délégitimisation», affirme le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Hassane Rabhi, lors d’une conférence de presse animée hier à Alger.

Et d’ajouter : «Je ne considère pas que nous sommes en période de crise. Nous sommes plutôt en période de solutions. Cela ne nous empêche pas de rester à l’écoute de toutes les bonnes initiatives.» Hassane Rabhi insiste, dans ce sens, sur «l’importance du dialogue et des réformes» pour sortir de cette situation.

«Essayons de s’entendre sur les solutions idoines», appelle-t-il. Le porte-parole du gouvernement écarte, dans la foulée, la démission du Premier ministre, Noureddine Bedoui et de son staff, comme le demandent les Algériens à travers les marches qui se poursuivent depuis le 22 février dernier. «Ni le croassement des corbeaux ni le changement de couleur des caméléons n’influenceront notre travail. Nous sommes des cadres supérieurs de l’Etat et des enfants de ce peuple. Nous sommes venus en réponse à l’appel de la patrie.

Nous traversons une période difficile et nous sommes là pour assurer la continuité du service public et des institutions de l’Etat», déclare-t-il, rappelant que «le gouvernement actuel est chargé de la gestion des affaires courantes».

L’orateur réagit aussi à l’empêchement, par des citoyens, des visites effectuées, durant la semaine en cours, par des ministres dans les wilayas de Béchar et Tébessa. «Ceux qui ont entravé les activités des ministres ne représentent pas toute la population des wilayas concernées.

Cette volonté d’empêcher le travail des ministres risque de provoquer une paralysie du pays qui ne sera pas sans conséquences sur le quotidien des citoyens. Nous devons tous faire un travail de sensibilisation et d’orientation pour éviter ce genre de comportements», dit-il.

«Pas d’instructions pour la répression des marches»

Interrogé par des journalistes sur la répression et l’interdiction des marches à Alger, Hassane Rabhi assure qu’«aucune instruction n’a été donnée par le gouvernement et la DGSN dans ce sens». «La responsabilité de ce qui s’est passé incombe à ceux qui étaient responsables, qu’ils soient des citoyens ou des services de sécurité. Il faut être fou pour faire valoir la violence, alors que les marches sont pacifiques. Mais il y a certainement des provocations.

Qui a ramené cette masse de pierres à Alger ? Cela a été fait sans doute à dessein. Il faut être vigilant», précise-t-il. Revenant sur la gestion de la publicité, le ministre affirme que «rien ne sera comme avant». «Nous sommes en train d’assumer ce qui était en vigueur auparavant. La commission installée pour garantir une répartition transparente et équitable des encarts publicitaires fera son travail de dialogue et de concertation avec tous les acteurs.

C’est à elle de décider s’il faut aller vers la levée du monopole sur la publicité», précise-t-il, avouant que «certains éditeurs n’étaient pas d’accord avec l’installation de cette commission, car ils savent que les espaces qui leur sont accordés vont se rétrécir».

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Auteur: Hicham Chouadria
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