Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, a pris part lundi par visio-conférence, à une conférence ministérielle sur la Libye, à l’initiative de l’Allemagne et des Nations unies, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
«Cette conférence de haut niveau s’inscrit dans le cadre du suivi de la situation en Libye, notamment à travers l’évaluation de la mise en œuvre des conclusions de la Conférence de Berlin, à laquelle le Président de la République Abdelmadjid Tebboune avait pris part en janvier dernier», précise le communiqué.
L’Algérie participe à cette conférence en sa qualité de membre du processus de Berlin et de par sa position de pays voisin de la Libye et membre du Comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye, ajoute la même source.
Lors de cette réunion, M. Boukadoum a « réitéré la position de l’Algérie qui intègre les éléments d’une solution politique garantissant l’unité, l’intégrité et la souveraineté de la Libye et à même de répondre aux attentes du peuple libyen en matière de paix, de stabilité et de développement», souligne le communiqué du ministère.
Le chef de la diplomatie algérienne a également «renouvelé l’appel pressant de l’Algérie au Conseil de sécurité à prendre ses responsabilités pour imposer le respect et la mise en œuvre des conclusions de la Conférence de Berlin, notamment l’embargo sur les armes qui se déversent encore sur la Libye et attisent le conflit et les tensions dans ce pays frère, afin de réunir les conditions nécessaires au lancement d’un vrai processus politique constructif réunissant l’ensemble des libyens autours de la table du dialogue», conclut le communiqué.
Dans une déclaration à la presse peu avant la conférence, le ministre a dindiqué que l’Algérie «préconise depuis toujours une solution par des moyens politiques (…) la solution politique veut dire non recours aux armes, non recours aux mercenaires».
Le chef de la diplomatie algérienne a relevé que l’Algérie est « l’un des rares pays qui n’envoient ni armes ni soldats en Libye». Bien au contraire, elle « préfère envoyer ses ingénieurs et ses techniciens pour réparer les dégâts créés par les autres à Tripoli «.
«C’est le visage de l’Algérie tel qu’il est apprécié par les Libyens», a-t-il dit, soulignant que la position de l’Algérie est appréciée aussi bien par l’Est et Tripoli que par tous les Libyens dans leur diversité. M. Boukadoum a précisé que l’Algérie a mis de côté son initiative pour rester dans le cadre de la conférence de Berlin, regrettant «que depuis ce sommet il n’y a pas eu beaucoup d’évolution en Libye».
Selon le ministre, la réunion d’aujourd’hui a pour objectif de «trouver des solutions aux manquements de tout le monde, aux grands problèmes que vivent les Libyens en raison de l’intervention étrangère qu’elle soit militaire ou autre», ajoutant que «les Libyens sollicitent l’Algérie pour les aider» contre cette intervention. «Tant qu’il y aura une intervention étrangère calculée, il n’y aura pas de solution», a-t-il prévenu.
Auteur: elmoudjahid
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