Le député à l’Assemblée populaire nationale, M. Seddik Chihab, a affirmé, jeudi dernier au Caire, que le terrorisme, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, constituait l’une des menaces les plus graves pour la paix et la sécurité internationales, soulignant que les infrastructures vitales figuraient parmi «les cibles privilégiées» des groupes terroristes. S’exprimant lors d’une conférence placée sur le thème «protection des infrastructures vitales et les cibles faciles», qu’il a animée conjointement avec un membre du Conseil du Peuple égyptien, Amr Seddiki, et un membre de l’école psychologique du Bureau des Nations unies pour la lutte antiterroriste, dans le cadre des travaux de la Conférence régionale sur le terrorisme et l’extrémisme violent, M. Chihab a mis l’accent sur l’impératif de «mettre en place une stratégie intégrée de lutte contre le terrorisme à tous les niveaux», mettant en garde contre toute fragmentation de cette stratégie pour les intérêts immédiats des pays.  M. Chihab, qui est également membre du Groupe consultatif de haut niveau de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent relevant de l’Union interparlementaire (UIP), a rappelé les souffrances endurées par l’Algérie face aux dangers du terrorisme sous toutes ses formes, précisant que «les infrastructures vitales constituent une des cibles privilégiées des groupes terroristes visant à détruire la base fondamentale de toute économie». «Aussi, à travers ces structures, ces groupes armés influencent négativement sur la société, exerçant ainsi une pression importante pour les autorités des pays cibles, et entraînant la propagation des émeutes et une destruction systématique», a-t-il ajouté.  Pour M. Chihab, la protection de ces infrastructures requiert «une vive disposition et prévention des attaques, tout en renforçant la sécurité des dispositifs en les dotant de tous les moyens disponibles», a précisé le communiqué.
«Les pouvoirs publics peuvent avoir besoin d’une coopération locale et transfrontalière avec les partenaires étrangers et propriétaires de ces infrastructures ainsi que les responsables de leur fonctionnement du secteur privé, à travers la coopération qui sous-tend l’action préventive, notamment dans les grandes opérations ciblant les infrastructures vitales, comme ce fut le cas lors de l’attaque contre l’installation gazière d’In Amenas en Algérie en 2013, ciblée par les organisations terroristes transfrontalières animées par la complicité de certains pays ayant un intérêt à déstabiliser d’autres pays».
 

Auteur: elmoudjahid
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