Il était 14h, lorsque s’est présenté, en premier, hier, au siège du Conseil constitutionnel, M. Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbel, pour déposer son dossier de candidature à la présidentielle, prévue le 18 avril prochain.

Apparemment satisfait de la teneur des propos qu’il a échangés avec le président de cette institution, M. Tayeb Belaïz, celui-ci a déclaré, lors d’un point de presse improvisé à sa sortie, avoir la « certitude que le peuple algérien dans son intégralité veut du changement et la réalisation d’une transition calme et souple ; l’instance de coordination du parti qui s’est réunie samedi matin, suite au récent mouvement populaire, a décidé de participer à la prochaine présidentielle», a fait savoir M. Belaid, soutenant qu’il sera «l’alternative», d’autant que son parti «dispose d’un programme et a déjà prouvé son aptitude à accomplir davantage de réalisations».
A cet effet, il dira que «c’est pour cette raison que le Front El Moustakbel a décidé, consensuellement, de proposer à notre peuple une alternative et nous plaçons notre confiance en lui». Il a indiqué également avoir récolté les signatures de plus de 1.700 élus et celles de 115.000 citoyens.
De son côté, M. Mahfoud Adoul, du Parti de la victoire nationale (PVN), second candidat à se présenter lors de la journée d’hier, a souligné, de prime abord, le fait que le président du Conseil constitutionnel lui a réservé un bon accueil. « Nous avons rempli l’ensemble des conditions que la loi exige pour me porter candidat à la magistrature suprême. Je dois reconnaître que cela a été tout sauf simple, et à cet égard, je salue l’ensemble des militants de notre parti qui n’ont pas démérité», a-t-il fait savoir, avant d’affirmer, dans la foulée, que «pour pouvoir davantage renforcer et protéger nos institutions, nous devons lutter, implacablement, contre la bureaucratie», a-t-il dit, non sans révéler avoir recueilli 62.000 signatures auprès des citoyens à travers 27 wilayas.
Il dira également que son objectif était de «consacrer un processus démocratique authentique et de préserver les institutions de l’Etat», déplorant, par là, «certaines» entraves administratives auxquelles avaient fait face les militants de son parti lors de la collecte des signatures, appelant à cet effet à la révision du régime électoral. Pour sa part, le président du mouvement el Bina, troisième candidat annoncé, devait lui aussi présenter son dossier de candidature dans la soirée d’hier.  Pour rappel, le dossier de candidature doit être déposé par le candidat, après rendez-vous convenu auprès du secrétariat général du Conseil constitutionnel, contre accusé de réception. De plus, selon la loi organique portant régime électoral, le postulant à la candidature doit présenter soit une liste comprenant 600 signatures individuelles d’élus d’Assemblées populaires locales (APC et APW) ou parlementaires, réparties au moins à travers 25 wilayas, soit une liste comportant 60.000 signatures individuelles, au moins, d’électeurs. Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 25 wilayas avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1.500. Et ce, avant aujourd’hui minuit.
Sami Kaidi

Auteur: elmoudjahid
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