Le Conseil de la nation a tenu, hier, à Alger, une assemblée plénière consacrée à l’installation des commissions permanentes, à l’adoption de la liste des vice-présidents ainsi qu’à la nomination des présidents des groupes parlementaires de la Chambre haute.
A cette occasion, le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah, a rappelé que le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a désigné dans le cadre du tiers présidentiel trois membres supplémentaires validés à l’unanimité dans leur nouvelle fonction, dont l’ex-DGSN, le colonel Mustapha El Habiri. L’assemblée plénière a, par ailleurs, validé la liste des nouveaux vice-présidents, proposés par les groupes parlementaires, en l’occurrence Malik Khadiri et Mohamed Boubtima du Front de libération nationale (FLN), Salah Goudjil et Djamel Ould Abbes pour le tiers présidentiel, et Wahid Fadhel pour le Rassemblement national démocratique (RND). Il a été également procédé à la nomination des présidents des trois groupes parlementaires du Conseil de la Nation.
Il s’agit de Bouhafs Houbad, du FLN, El Hachemi Djiar, à la tête du groupe tiers présidentiel, et Ali Djoubaa du RND.
En outre, 9 commissions permanentes ont été installées dont on peut citer de façon non exhaustive la commission culture, information et jeunesse, la commission des affaires étrangères, de la coopération internationale et de la communauté algérienne à l’étranger, la commission affaires économiques et financières et la commission de la défense nationale. Il convient de rappeler que le Conseil de la Nation a été créé à la faveur de la révision constitutionnelle du 28 novembre 1996 et détient le pouvoir législatif avec l’Assemblée populaire nationale (APN). Cette institution repose sur un mode de désignation mixte. En effet, sur les 144 membres, 96 sont élus au scrutin indirect et secret (2/3) et 48 désignés par le Président de la République (1/3). Dans une déclaration accordée à la presse à l’issue de la cérémonie, le vice-président du Conseil de la nation, le Dr Djamel Ould Abbes, a salué le caractère «pacifique» des dernières manifestations et souligné que «nul ne peut interdire à un citoyen algérien de se porter candidat à l’élection présidentielle». Il a mis à profit cette opportunité pour réaffirmer son soutien à la liberté d’expression et de manifester tant qu’elle reste pacifique et se fait dans le cadre des lois de la République, et rappeler que la Constitution, révisée en 2016, consacre pleinement ces droits.
Sami Kaidi
Auteur: elmoudjahid
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