Le destin tragique de Hiziya et sa légendaire histoire d’amour avec son cousin Saâyed ont été revisités samedi au café littéraire et culturel des éditions Média-plus de Constantine, qui a invité pour la circonstance le poète et romancier Lazhari Labter, auteur notamment de «Hiziya, princesse d’amour des Zibans». Venu essentiellement présenter l’ouvrage collectif,  «Hiziya mon amour» qu’il a lui-même coordonné, Lazhari Labter a captivé les trentaines de personnes   ayant fait le déplacement pour discourir sur cette célèbre figure de l’imaginaire collectif algérien qui est Hiziya, immortalisée au XIXe siècle par l’élégie éponyme du poète Mohamed Ben guitoune. «Arès la publication de ‘’Hiziya, princesse d’amour des Zibans’’, je n’ai   pas voulu m’arrêter en si bon chemin», a déclaré l’invité du café littéraire, expliquant qu’il avait sollicité ses amis écrivains romanciers, poètes, «d’expressions arabe et française, hommes et femmes, en leur demandant de revisiter l’histoire de Hiziya. Comment l’imaginent-ils ?   quels échos a-t-elle laissé en eux ?». Dans la foulée, le romancier a relevé que Saâyed, totalement dévasté par  le chagrin, finira à demander à son ami, le poète soufi Mohamed   Ben guitoune, d’écrire un poème à la mémoire de sa bien-aimée. Il a ajouté que le poème de 108 vers de Ben Ben guitoune sur Hiziya ne connaitra le succès populaire qu’on lui connait que lorsque «des artistes, tels que Abdelhamid Ababssa et Khelifi Ahmed, s’en emparèrent pour le sublimer en musique».  Publié aux éditions Hibr, à l’occasion du 23e Salon international du livre d’Alger (Sila), «Hiziya mon amour» a été réalisé par 14 auteurs au total   parmi lesquels Smail Yabrir, Amèle El Mahdi, Abdelmadjid Kaouah, Maïssa Bey, Nassira Belloula on encore Arezki Metref. Hiyzia était la fille de Ahmed Belbey, un chef de tribu des Zibans, et vivait une histoire passionnelle avec son cousin Saâyed, avant de disparaître dans d’étranges circonstances à l’âge de 23 ans, rappelle-t-on. Organisé par les Editions Média-Plus, en partenariat avec l’Institut français de Constantine, le Café littéraire et culturel avait récemment accueilli depuis son lancement plusieurs écrivains dont  Lynda Chouiten, Ameziane Ferhani, Armand Vial, Mohamed Achraf Bouaoune et Nibel   Sellam.
 

Auteur: elmoudjahid
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