Après un mois de jeûne relativement clément, les Constantinois ont refait connaissance avec la chaleur, la température pour les deux journées de l’Aïd flirtant avec les 30°C. De la chaleur, il y en avait aussi dans les vœux échangés à la sortie des mosquées, prises d’assaut pour la prière rituelle, ainsi que dans les visites de circonstance, entreprises dès le début de la matinée chez la famille et les amis, consacrant l’un des fondements de cette fête, la fraternité.
Aux alentours des principaux cimetières de la ville, celui central de l’avenue Belouizdad ou ceux périphériques de Zouaghi Slimane, Djebel El Ouahch et El Guemmas, on pouvait constater une effervescence particulière due à l’afflux de nombreux visiteurs venus se recueillir devant les tombes des proches disparus. À l’occasion, les services de la direction de la Concurrence et des Prix avaient élaboré un programme spécifique afin de garantir aux citoyens un approvisionnement régulier en produits alimentaires de large consommation, avec en parallèle, la mobilisation de 90 agents pour assurer le suivi de la mise en œuvre de ces dispositions sur le terrain.
Cela dit, il a été constaté, comme de coutume, des carences en termes de couverture, l’absence de sens civique chez certains commerçants, ainsi que celui des effectifs de la DCP n’étant plus à démontrer.
Question transport, il a été constaté un certain manque, en dépit de la réquisition de 15 bus de transport public urbain et périurbain, 218 bus privés et 528 taxis, au vu de l’importance de la demande enregistrée. Il est à signaler que le tramway de Constantine, dont l’extension vers la nouvelle ville Ali Mendjeli avait été mise en exploitation la veille, a été immobilisé durant une bonne partie de la journée du mardi, et ce à la suite d’une panne d’électricité. Les choses sont rentrées dans l’ordre hier, et la gratuité de l’accès, décidée pour le premier jour, a été prolongée par la Setram.
Enfin, le wali Abdessamie Saïdouna a visité, en compagnie de cadres et d’élus locaux, le service de pédiatrie du centre hospitalo-universitaire Benbadis. De son côté, le chef de sûreté de wilaya, Abdelkrim Ouabri, s’est rendu aux domiciles d’un retraité du corps, l’ancien moudjahid Youcef Meradji, et à celui d’un policier père d’une fille aux besoins spécifiques.
    I. B.

Auteur: elmoudjahid
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