En séjour à la station balnéaire de Charm el-Cheikh en Egypte dans le cadre de la 27e Conférence des parties (COP27) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) qui a lieu du 6 au 18 novembre 2022, Kantigui a pu constater la présence de la délégation burkinabè forte d’une cinquantaine de membres.
Il a même pris du plaisir à suivre des communications intéressantes de cette délégation sur le partage d’expériences du pays des Hommes intègres en matière de lutte contre le changement climatique. Cependant, Kantigui déplore que le Burkina Faso n’ait pas son propre stand contrairement aux autres pays africains. Selon des informations parvenues à Kantigui, le pays pouvait disposer d’un stand s’il avait émis le besoin auprès de la CEDEAO.
Malheureusement, il ne s’y est pas pris à temps. Pire, aucun média burkinabè n’était dans la délégation. Il a fallu que des journalistes burkinabè présents sur invitation d’une institution internationale fassent l’écho de ce partage d’expérience du Burkina par patriotisme. De la même source de Kantigui, sur la cinquantaine de membres de la délégation, huit personnes auraient été prises en charge par l’Etat.
Quant aux autres, ils ont été pris en charge par des ONG, des organisations régionales et des partenaires au développement. Kantigui, tout en étant conscient des restrictions, estime quand même que la présence de la presse burkinabè permettrait de montrer à la face du monde, au-delà des salles de conférences, les efforts du pays en matière de climat.
Solenzo : un nourrisson de trois semaines remis à son père
Kantigui de passage à Solenzo pour s’imprégner de la physionomie des récoltes est tombé sur un débat houleux. En tendant l’oreille, il apprendra des débats qu’une fille est tombée enceinte d’un jeune homme de son quartier et, selon l’un des éléments du groupe en discussion, les parents de la fille sont tombés à la renverse dès l’annonce de la nouvelle et « maudissent » à longueur de journée leur fille pour les avoir déshonorés.
« Les deux familles ne se sont jamais entendues et la famille de la fille refuse catégoriquement tout lien de mariage entre le jeune homme et leur enfant », a précisé la source de Kantigui. La fille a accouché en début octobre. Contre toute attente, a-t-elle renchéri, la famille de la fille a récupéré le nourrisson après seulement trois semaines de sa naissance et est venue le remettre au jeune homme.
L’interlocuteur de Kantigui a ajouté que ce qui est choquant, c’est que la fille a été convoyée en ce début de mois de novembre en Côte d’Ivoire où elle est promise en mariage à un autre homme. Kantigui est outré face à tant d’intolérance qui va impacter la vie de trois personnes.
Pô : œuvre de salubrité sur la nationale 5
Kantigui, de passage dans la province du Nahouri a eu vent d’une mobilisation générale des populations de ladite province les jours à venir en vue de donner une bonne visibilité aux abords de la route nationale 5 qui traverse la forêt du parc national Kaboré Tambi. Cette mobilisation consiste à élaguer et nettoyer chaque côté de la voie à partir du péage de Pô jusqu’au poste de Douane de Nobéré dans la province du Zoudwéogo.
C’est une distance de 40 Km qui sera prise en compte dans cette œuvre de salubrité. Selon l’informateur de Kantigui, l’initiative vient de la cellule provinciale de veille sécuritaire du Nahouri, présidée par le haut-commissaire. Ladite cellule ayant constaté que les arbres et les herbes ont rétréci la nationale 5. L’informateur de Kantigui a également indiqué que plusieurs incidents se sont produits dans cette forêt, notamment l’attaque du poste de Gendarmerie du pont Nazinon, l’assassinat d’un vigile d’une compagnie de téléphonie mobile et plusieurs accidents mortels.
Aux dires du confident de Kantigui, l’initiative a été accueillie par l’ensemble des forces vives .Les 12 et 26 novembre ont été retenus pour ces travaux d’intérêt commun. La source de Kantigui a précisé que les travaux vont se dérouler également les mêmes jours du côté de la commune de Nobéré. En ce moment précis de l’histoire du Burkina, Kantigui se réjouit que les populations des deux provinces voisines conjuguent leurs efforts pour lutter contre l’insécurité. Un exemple qui devrait faire cas d’école ailleurs.
Bittou : un arrêté expiré oppose populations et koglwéogo
Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, un arrêté portant interdiction de circulation de certains engins motorisés dans des localités dont la région du Centre-Est avait été pris. Kantigui se souvient qu’au niveau régional, l’arrêté pris par le gouverneur en son temps avait une durée d’application de trois mois, soit du 22 juillet au 21 octobre 2022. Cette disposition a donc expiré. Kantigui a ouï dire que les populations de la région du Centre-Est en général et de la commune de Bittou en particulier ont recommencé à circuler avec leurs engins.
Le hic est que selon les informations parvenues à Kantigui, les koglwéogo le leur interdisent sur la base du même arrêté. Ce qui, à écouter la source de Kantigui, provoque des grincements de dents. L’autorité est interpellée pour clarifier la situation afin d’éviter d’éventuels affrontements entre populations et groupes d’auto-défense au Centre-Est.
Salon international de l’agriculture et de l’élevage : la VIIe édition en 2024
Après la VIe édition de la Foire internationale agro sylvo pastorale de Komsilga (FIKOM), l’évènement se transforme en Salon international de l’agriculture et de l’élevage (SIAEL) pour la prochaine édition.
Selon des sources de Kantigui, la prochaine édition n’aura pas lieu l’année prochaine mais en février 2024 dans la commune rurale de Komsilga, province du Kadiogo. De ce qui lui est revenu, les promoteurs veulent ainsi se donner le temps d’une meilleure préparation. Déjà, a-t-on soufflé à Kantigui, ces derniers s’activent pour la réussite de cette VIIe édition où de nombreuses innovations et récompenses sont prévues.
Pour cette édition, en effet, selon l’informateur de Kantigui, le grand gagnant, toutes catégories confondues, repartira avec le Kuuri d’or. En outre, un Kuuri d’argent et un Kuuri de bronze seront décernés aux acteurs du monde agro-sylvo pastoral. En plus de ces prix officiels, d’autres récompenses individuelles et collectives sont prévues dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, de la transformation des produits forestiers non ligneux, etc.
Les meilleures régions dans la production céréalière et animale seront également récompensées. Les lauréats recevront le prix de la meilleure exposante et le prix du meilleur exposant. Kantigui félicite les organisateurs qui ont également prévu un prix de la promotion des mets locaux et un prix de la diaspora dans les secteurs agro-Sylvo pastoraux.
Kantigui
Kantigui2000@gmail.com (+226) 25 31 22 89
Auteur: JK. Sidwaya
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