Les autorités algériennes auraient décidé de créer ou de développer des annexes de l’institut Pasteur (Alger) à Oran, Constantine, Ouargla et Tamanrasset, a révélé une source médiatique. Selon la source, ces annexes ne sont pas encore prêtes et devront attendre plusieurs jours pour être dotées des équipements nécessaires afin de mener les tests de dépistage sur les cas suspects dans les conditions exigées par le protocole médical. Pour renforcer ce dispositif de prévention, le ministère de la Santé va recourir à un laboratoire privé à Sétif alors qu’une équipe d’experts chinoise « disposant d’une nouvelle méthode et d’une grande expérience » dans ce domaine arrivera, la semaine prochaine, à Alger, pour épauler les exports de l’institut Pasteur dépassé et dépourvu de moyens face à cette épidémie, a-t-on encore appris. Selon toujours la même source, la qualité des équipements de réanimation ne sont pas nombreux et le personnel médical algérien mobilisé pour l’heure ne pourra pas faire face à une accélération rapide du coronavirus en Algérie. Si, par malheur, cette pandémie s’implante en Algérie, les bilans seront lourds, très lourds au regard des problèmes actuels de notre pays et son système de santé chancelant n’est pas du tout préparé à la lutte contre le coronavirus. Seule la prévention pourrait sauver l’Algérie d’un véritable péril. C’est pour cette raison que le ministère de la Santé annonce, a-t-on ajouté, les chiffres officiels traduisant l’évolution de la situation d’autant plus que pour le moment l’Algérie dépend d’un seul laboratoire de référence vers lequel les échantillons des nouveaux virus sont transférés après avoir été prélevés dans les régions où le virus apparaissait. Si d’autres structures médicales modernes existaient ailleurs sur le territoire national, des milliers de tests de dépistage auraient été menés très rapidement pour cerner les véritables symptômes des personnes vulnérables présentant notamment une détresse respiratoire. C’est à la suite des recommandations finales contenues dans un rapport ayant résumé les échanges et informations données lors dune importante réunion, que la Présidence de la République a décidé jeudi de fermer les écoles et les universités en guise de mesures de prévention. Cette mesure qui a semblé radicale et brutale pour de nombreux observateurs s’explique, selon la source, par les informations confidentielles communiquées à la Présidence de la République concernant le suivi et la surveillance de l’évolution de cette épidémie en Algérie.
Auteur: Réflexion
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