Marrakech – Les travaux de la 20è édition du Forum Pharmaceutique International (FPI) ont débuté, vendredi à Marrakech, avec la participation d’un parterre de responsables, d’experts, de chercheurs, de spécialistes et de professionnels du secteur, venus de 27 pays des quatre coins du monde.

Organisé sous l’égide du ministère de la Santé et du Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens du Maroc, ce Forum, placé sous le thème « Sécurité et qualité de l’acte pharmaceutique et de biologie médicale », se veut un espace de partage des nouvelles expériences avec les universitaires, responsables de laboratoires de contrôle médical, pharmaciens d’officines, industriels et distributeurs, mais également auprès des biologistes, des pharmaciens d’hôpitaux, sans oublier les pharmaciens de cliniques.

Ce conclave de deux jours offre l’occasion aux pharmaciens africains, tous secteurs confondus, de prendre part à une série de conférences, d’ateliers et de panels à forte valeur ajoutée pour le secteur de la santé. Les différents axes soumis aux débats abondent tous dans le sens de l’amélioration de la sécurité médicale et pharmaceutique.

Ainsi, cette édition 2019 du FPI se focalise la qualité des médicaments, la couverture de santé universelle, la falsification des médicaments, la réglementation du secteur et les défis de la santé en Afrique lors d’ateliers thématiques axés sur l’échange d’expertises, le renforcement et le développement des compétences dans les secteurs de la santé et pharmaceutique au niveau réglementaire, sans oublier les différents défis de la santé en Afrique, et l’importance de la prévention pour mieux faire face aux maladies, ainsi que le rôle prépondérant du pharmacien dans le système de santé.

Le sujet des faux médicaments sera également abordé puisque le Forum s’intéresse aux différentes méthodes pour contrer ce phénomène en Afrique, et se penchera aussi sur le sujet de la mauvaise utilisation des antibiotiques.

Les différents intervenants lors de cette rencontre traiteront également une thématique majeure, celle de la couverture médicale en Afrique.

Pour le président du Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens, Hamza Guedira, l’organisation de cette 20è édition du FPI est « une étape importante » en ce sens que le Maroc accueille des spécialistes du domaine médical et pharmaceutique d’Afrique et de pays de la Francophonie, pour partager de nouvelles expériences avec les universitaires, les responsables de laboratoires de contrôle médical, les pharmaciens d’officines, les industriels et distributeurs, mais également auprès des biologistes, des pharmaciens d’hôpitaux, sans oublier les pharmaciens de cliniques. « Cela entre dans le cadre de l’amélioration de l’accès aux soins de qualité au profit du citoyen marocain en particulier, et africain en général », a-t-il dit.

Cité dans un communiqué des organisateurs, M. Guedira a, en outre, indiqué que « le secteur pharmaceutique au niveau du Continent africain souffre du fléau de la contrebande et des faux médicaments à grande échelle ».

Il a, par ailleurs, souligné que le circuit des médicaments au Maroc est « entièrement sécurisé, mais qu’il faut rester vigilant et poursuivre les efforts consentis à ce propos ».

Cet événement d’envergure internationale place le Maroc stratégiquement auprès des différents spécialistes du secteur médical en général, et pharmaceutique plus spécifiquement, au vu du nombre de participants, de représentations des institutions de santé et organismes professionnels, expliquent les organisateurs, relevant que l’esprit du Forum est de créer un cadre approprié d’échanges pour les pharmaciens de toutes spécialités, afin de partager les connaissances actualisées nécessaires à l’exercice de leur profession, de préserver et de consolider le monopole pharmaceutique et également de réfléchir et de débattre des questions d’importance stratégique dans le domaine de la santé.

Les travaux et débats engagés lors de cette 20è édition du FPI, qui réunit environ 3.000 participants, dont 600 pharmaciens africains et 80 exposants, aux côtés d’autres représentations, devraient être sanctionnés par des recommandations pour permettre de développer l’accès aux médicaments et plus précisément en Afrique, un Continent qui souffre de nombreuses défaillances et fait face à de nombreux défis.

Auteur: Meriem IGASS
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