Après une année assombrie par les conséquences de pandémie de Covid-19, 2021 sera-t-elle celle de la fin des mesures de restrictions et des désastres économiques qui vont avec? Pourra-t-on enfin voyager, entreprendre et reprendre nos vies normales…? Il ne reste plus qu’à croiser les doigts pour que l’an prochain soit meilleur. Ce qui est sûr pour le moment c’est que les masques et autres gestes protecteurs (se laver fréquemment les mains, maintenir une distance physique, éviter les lieux trop fréquentés …) vont rester de mise pendant une longue période de transition. Le temps aussi d’atteindre un niveau de couverture vaccinale suffisant.
■ Les scientifiques collaborent
Alors que plusieurs pays développés ont entamé leur campagne de vaccination contre le nouveau coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre toute «complaisance» face aux défis à venir. «L’année à venir sera marquée par des revers et de nouveaux défis», a indiqué le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus (https://news.un.org, https://www.who.int). «Nous apprenons quelque chose de nouveau chaque jour. Parfois bon, parfois stimulant, parfois surprenant, mais tous utiles», a-t-il ajouté. Face à cette nouvelle variante du nouveau coronavirus détectée au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, l’OMS travaille actuellement «en étroite collaboration avec des scientifiques du monde entier». L’objectif est de «mieux comprendre toutes les mutations du virus et comment ces modifications affectent sa capacité à se propager ou à rendre les gens malades». Il s’agit aussi de voir «tout impact potentiel de cette nouvelle variante sur les tests, les traitements et les vaccins disponibles». Pour le chef de l’OMS, «ce n’est que si les pays recherchent et testent efficacement que vous serez en mesure de repérer les variantes et d’ajuster les stratégies pour y faire face». Une équipe internationale d’enquêteurs sur la Covid-19 se rendra en Chine en janvier. La mission sera chargée d’enquêter sur les origines de la pandémie de coronavirus.
■ Il y a un an, l’OMS signalait les premiers cas
Ce plaidoyer pour la science intervient alors que cette semaine marque le premier anniversaire de la découverte par l’OMS de cas de «pneumonie de cause inconnue» par le biais d’un bulletin publié par les autorités sanitaires de Wuhan et par le réseau de veille épidémiologique international ProMed (basé aux Etats-Unis)». Le Dr Tedros a tenu à rappeler tout le dispositif mis en place par l’Organisation depuis le début de la pandémie Covid-19. «Nous avons immédiatement mis en place une structure de gestion des incidents pour suivre cette évolution», a-t-il détaillé. Pour le chef de l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, «c’est le moment de tirer les leçons et en prendre compte dès la nouvelle année pour mettre fin à cette pandémie». Et derrière ce bilan, le Dr Tedros a insisté sur l’engagement de son organisation, qui a «travaillé sans relâche pour soutenir tous les pays dans leur lutte contre le virus». A noter que la pandémie a fait plus de 1,75 million de morts dans le monde depuis fin décembre, sur plus de 79,5 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi lundi 28 décembre par l’OMS.
ONU: 2021 placée sous le signe de la guérison
A l’occasion de la nouvelle année 2021, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, appelle à ce que «nous unissions nos forces pour surmonter les crises liées aux changements climatiques et à la pandémie de Covid-19, dans le cadre d’une transition vers un avenir durable et inclusif». «Faisons la paix entre nous et avec la nature, et, ensemble, luttons contre la crise climatique, endiguons la propagation de la Covid-19 et faisons de 2021 une année placée sous le signe de la guérison…», dit-il. Pour le chef de l’ONU, une nouvelle année se profile et s’accompagne d’une lueur d’espoir:
– Les gens tendent la main à leurs voisins et aux étrangers;
– Les travailleurs en première ligne donnent le meilleur d’eux-mêmes;
– Les scientifiques développent des vaccins en un temps record;
– Les pays prennent de nouveaux engagements pour prévenir les catastrophes climatiques.
«Nous devons nous préparer à une pandémie plus grave…»
Au début de cette pandémie, une feuille de route a été élaborée pour couvrir certains domaines techniques allant de l’interface animal-homme au développement de vaccins. Mais pour le chef de l’OMS, si le déploiement d’un vaccin sûr et efficace a commencé dans plusieurs pays, l’Organisation ne sera satisfaite que «quand partout dans le monde, toutes les personnes qui en ont besoin auront accès aux nouveaux vaccins et seront protégées» contre la Covid-19. Plus largement, l’OMS estime que «cette pandémie n’est peut-être pas la pire à laquelle nous sommes confrontés». «C’est un virus transmissible mais avec une mortalité relativement faible. C’est un signal d’alarme. Nous devons nous préparer à une pandémie plus grave à l’avenir. La planète est fragile», a estimé Michael Ryan, Directeur exécutif chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire à l’OMS. Pour ce dernier, ce genre de menaces va continuer. «S’il y a une chose que nous devons tirer de cette pandémie avec toute la tragédie et les pertes qu’elle entraîne, c’est que nous devons nous ressaisir…», a-t-il ajouté. Le premier rapport annuel du Global Preparedness Monitoring Board de septembre 2019 sur l’état de préparation de la planète aux urgences sanitaires, rendu public quelques mois avant l’apparition du nouveau coronavirus, soulignait que la planète était terriblement mal préparée à des pandémies potentiellement dévastatrices.
Fatim-Zahra TOHRY
Auteur: hlafriqi
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