Marrakech – La pandémie du coronavirus (Covid-19) a permis au Maroc de passer à une vitesse supérieure en matière d’adoption des technologies les plus innovantes, ont souligné, mardi soir, les participants à une visioconférence organisée sous le thème « L’expertise marocaine : ses innovations et ses contributions pendant la pandémie du coronavirus ».
La pandémie a aussi permis aux compétences marocaines d’innover afin d’être en mesure de mieux s’adapter en ces circonstances exceptionnelles, ont-ils ajouté lors de cette rencontre virtuelle initiée par la commission de l’égalité, l’équité des chances et l’approche genre relevant du Conseil communal de Marrakech.
Après avoir souligné que les compétences marocaines ont joué un grand rôle dans le cadre des efforts visant à enrayer la propagation du Covid-19, les intervenants ont été unanimes à relever que la pandémie a démontré la nécessité d’investir davantage dans le capital humain afin de relever les défis du développement socio-économique global.
Cette rencontre à distance a été marquée par des témoignages livrés par des compétences marocaines venues partager leurs initiatives innovantes et leurs produits adaptés à cette conjoncture marquée par la pandémie du coronavirus.
Dans ce cadre, Anass Charfa, ingénieur- informaticien a présenté un prototype de machine d’analyse PCR, qui a la capacité de réaliser 16 analyses en même temps.
Cet appareil fabriqué avec des pièces locales, peut être utilisé dans d’autres domaines et dans d’autres circonstances (expertise judiciaire, …), a-t-il indiqué, émettant le souhait de pouvoir exporter ce produit à l’étranger.
« Cette idée innovante a été vivement appréciée par des mécènes qui nous encouragent à aller de l’avant dans tous nos projets (casques neuronales, appareils de respiration artificielle, drones équipés de caméras thermiques entre autres), s’est-il félicité, estimant que les jeunes compétences marocaines ont besoin, plus que jamais, d’un encadrement de qualité pour concrétiser leurs projets innovants.
De son côté, Yassine Kamouss, expert dans la fabrication des drones, a présenté sa société « Droneway », spécialisée dans l’industrie des drones et qui a plus de 15 ans d’expertise au niveau africain.
Cette société accompagne les autorités publiques dans les efforts visant à lutter contre le Covid-19, a-t-il ajouté, indiquant que le drone s’avère un outil très efficace et très utile dans plusieurs contextes comme celui lié à la lutte contre les pandémies.
Après avoir passé en revue les utilisations pratiques des drones (en tant que pulvérisateur des désinfectants, diffuseur de messages de sécurité à distance entre autres dans le contexte actuel), M. Kamouss, a indiqué que sa société a développé et augmenté la précision des drones en tant qu’appareils mesurant la température à distance et sans contact, ce qui est de nature à identifier d’éventuelles personnes infectées.
Et de relever que les drones peuvent être mobilisés dans un avenir proche à travers d’autres usages, tels que la livraison des médicaments et les fournitures d’urgence.
L’ingénieur informaticien, Khalil Jaharni, a, quant à lui, présenté ses projets innovants, dont un tapis désinfectant ainsi que des plateformes électroniques d’enquêtes et d’audits réguliers.
Il a, dans ce sens, évoqué un produit phare qui consiste à la stérilisation de l’air dans les lieux de travail et les espaces en commun.
Le président du Réseau des compétences marocaines à l’étranger, Said Amraoui, a rappelé, pour sa part, que les compétences marocaines établies à l’étranger sont très attachées à leur patrie et demeurent disposées à contribuer au processus de son développement.
M.Amraoui a, par la même occasion, plaidé en faveur de l’augmentation du budget alloué à la recherche scientifique, aux secteur de la santé et de l’enseignement, ainsi qu’autres secteurs clés sur lesquels les nations doivent miser, émettant le voeu de voir le secteur privé contribuer à la promotion de la recherche scientifique et à l’ouverture de la voie devant ses compétences pour davantage d’innovation et ce, à l’instar de ce qui se fait dans les pays développés.
Auteur: Meriem IGASS
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