Jugés coupables d’avoir fourni du soutien financier et logistique pour la fabrication et l’utilisation des engins explosifs improvisés au Cameroun, ils n’échappent pas à de lourdes peines.

Ils écopent des peines allant de cinq à 15 ans de prison ferme. Francis Chenyi âgé de 52 ans, Lah Nestor Langmi, 49 ans tombent sous le coup d’une condamnation de 15 ans de prison chacun. Tandis que Claude Ngenevu Chi, 43 ans, doit purger 63 mois de prison correspondant à un peu plus de 5 ans. Après avoir purgé les différentes peines, les trois condamnés seront soumis chacun à trois ans de liberté surveillée.

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Ainsi a décidé le tribunal fédéral de Kansas City dans le Missouri. Il est reproché aux trois ressortissants camerounais d’avoir appartenu à un réseau de financement et de fourniture de la logistique au profit des combattants séparatistes qui opèrent dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ils ont exercé des missions de coordination des opérations de fabrication des engins explosifs improvisés ainsi que de la formation des personnes en vue de leur utilisation, apprend-on de sources médiatiques.

Des mêmes sources, cette coordination s’étend aussi à des attaques à l’aide de ces explosifs en ciblant plusieurs villes du Nord-Ouest et à proximité du stade devant accueillir la CAN 2021 dans la région du Sud-Ouest. Aussi, la justice reproche à ces trois hommes d’avoir coordonné des opérations de transfert des fonds des États-Unis vers le Cameroun. Des fonds qui ont servi à réaliser des projets d’attaques évoqués plus haut.

De manière individuelle, la justice reproche à Langmi d’avoir participé à la coordination des opérations d’enlèvements dont celui du chef traditionnel Fonmbam Aforteka et celui du cardinal Christian Tumi de regrettée mémoire. Pour la commission de ces faits, Chenyi aurait fourni une contribution financière.

Ce sont ainsi trois financiers de plus de la crise anglophone qui sont condamnés par la justice américaine dans le cadre du règlement de la crise. Depuis quelques années, d’autres Camerounais ont écopé des condamnations à des peines diverses presque pour les mêmes motifs. Che Ernest Banhary et Edith Ngang ont écopé de quatre ans de prison ferme. En 2024, une trentaine de leaders séparatistes ont été traduits devant les juridictions américaines à la suite de plusieurs plaintes déposées par le cabinet Me Nsahlai à la demande de l’Etat camerounais. Les États-Unis se sont engagés à poursuivre juger et condamner ces hommes suspectés d’avoir participé à financer ou à commettre des actes terroristes sur le territoire camerounais.

Auteur: Arnaud Nicolas MAWEL
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