Les Verts avaient dès le départ un ascendant certain sur cette équipe sénégalaise «gonflée» un peu exagérément par une certaine presse. D’ailleurs, on avait fait un «papier» magazine qui disait qu’il s’agissait «de l’année Mané». Ils sont allés apparemment un peu vite en besogne en oubliant le virtuose Mahrez. Son coup franc face aux Nigerians à quelques secondes de la fin du temps additionnel reste un moment qui fera date dans les calendes du football africain. On ne peut «cacher le soleil avec un tamis». La vérité ne peut être travestie de cette manière, presque grotesque et surtout subjective. Ce qu’a fait ce joueur et toute l’équipe algérienne se passe de tout commentaire. Il n’y a pas de pire «aveugle que celui qui ne veut pas voir» ce que tout le monde a vu. Le beau jeu, le féérique, ce jour, à marquer d’une «pierre blanche», était incontestablement algérien. Là, les avis sont unanimes pour admettre une telle évidence. Les présents (les milliers de supporters algériens drapés de l’emblème national qui ont bravé tous les dangers), les téléspectateurs et tout simplement ceux qui aiment le beau jeu, bien concocté, sont tombés sous le charme de l’équipe algérienne. Même le grand Zidane, celui sur lequel compte le Real Madrid pour lui redonner » «vie», ainsi que Benzema ont été, le moins que l’on puisse dire éblouis par tant de technicité, de prouesses techniques et surtout de facettes de jeu à vous couper le souffle. Il faut admettre que cette équipe vert et rouge était inarrêtable avec son football chatoyant et surtout «trempé dans de l’acier». Sa «grinta», sa grande volonté et aussi le collectif exemplaire matérialisé par le comportement de tous les joueurs et même ceux qui étaient sur les bancs, qui n’avaient pas eu la chance de jouer mais ont permis de vivre dans une grande osmose et surtout avec une solidarité à toute épreuve. La concurrence était on ne peut plus rude. On l’avait vu face à la Tanzanie avec la deuxième équipe, l’ENA et B, avait montré à la face du monde qu’elle pouvait aligner deux équipes sans que sans baisse de rendement. Cette richesse de l’effectif a été un atout entre les mains de Belmadi qui lui a permis de faire «vaciller» tous ceux qui se trouvaient sur son passage et celui de son groupe. Cette équipe était au rendez-vous avec l’histoire en réussissant un parcours exemplaire, presque sans faute. D’où l’unanimisme qui s’est dégagé pour décrire et saluer ce que l’Algérie vient de faire en montant fièrement sur le «toit « » de l’Afrique. Une consécration incontestable et incontestée même par ceux qui ne portaient pas l’Algérie dans leur cœur. Le rôle joué par l’Armée nationale, les autorités civiles, Air Algérie qui a transporté plus de 5000 supporters d’Alger et d’ailleurs jusqu’au Caire restera une opération qui mérite qu’on s’y attarde avec respect. Aucun pays n’a égalé ce geste, hormis la Tunisie avec seulement quatre avions. Ce qui reste incomparable ! Le peuple algérien mérite de fêter cette deuxième étoile après celle de 1990 à Alger et Annaba. Cette deuxième couronne est plus belle du fait qu’elle a été obtenue hors de nos bases. Comme un «devin», Belmadi, dès son intronisation à la tête des Verts le 02 août 2018, n’a-t-il pas dit «qu’il est temps maintenant d’apprendre à gagner la CAN à l’extérieur». Il l’a fait parce qu’il s’agit de quelqu’un de pragmatique qui sait faire la différence entre le «bon grain et l’ivraie», le travail, la farniente et les paroles en l’air. La joie a enveloppé toute l’Algérie d’Est à l’Ouest, du Sud au Nord. Sacré coup qui permet à notre peuple de retrouver son allégresse et surtout sa sérénité. Le onze national nous a permis de retrouver notre voie, celle d’un avenir radieux et surtout plein d’espoirs !.
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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