En football, il faut s’attendre à tout. Des situations impensables peuvent se produire à l’étonnement général. En effet, la providence peut provoquer des choses que le footballeur ou le technicien n’ont jamais connues. L’entraîneur national a ramené un «plus» depuis qu’il est à la tête de la sélection nationale il y a moins de deux ans. Il a remis la sélection algérienne sur les bons rails en réussissant un parcours que nous n’avions pas réussi depuis bien longtemps. C’est ce qui nous avait permis de se hisser en tête de l’Afrique avec une régularité suivie avec une attention particulière à travers le monde. Les algériens, pas entièrement satisfaits d’avoir gagné la dernière CAN qui a eu lieu en Egypte, ils veulent aussi briller dans la prochaine qui aura lieu, si tout va bien, au Cameroun en 2021. Pour cela, ils sont en train de prouver à tous leur régularité qui ne manque pas de faire plaisir à leurs supporters, mais aussi à tous ceux qui aiment les performances et les exploits. Ce qui laisse les amateurs de chiffres et de records sur le starting-block pour suivre le groupe de Belmadi et ce qu’ils ont l’intention de faire. Pour le moment, ils ont battu un record national, celui de réaliser 17 matches sans défaite. Ce qui est énorme. Le dernier match que les Fennecs avaient remporté, dans la capitale du Botswana Gaborone sur un corner direct de Belaïli, n’avait pas été facile à accomplir en raison de certaines embûches qui n’étaient pas aisées à surmonter. En effet, le stade de cette ville était dans un état de délabrement avancé et les joueurs sur le terrain, de part et d’autre, étaient soumis aux mêmes conditions. C’était une véritable épreuve pour les joueurs qui risquaient à tout moment de contracter des blessures graves pouvant les éloigner des terrains pendant plusieurs mois. Ce qui n’est pas fait pour arranger leurs affaires, surtout qu’ils évoluent tous à l’étranger. Un joueur blessé pourrait tout simplement compromettre sa place dans son équipe professionnelle. Outre l’état du terrain qui n’était pas à l’avantage de nos capés qui peinaient visiblement à effectuer des passes ou de ressortir facilement de leur propre zone, l’agressivité adverse avait a dépassé tout entendement. Le numéro six, qui avait pris le carton rouge en fin de partie, aurait dû sortir bien avant du fait qu’il ne savait que frapper son vis-à-vis. Et c’est cela qui avait fait dire à tout le monde que ces joueurs étaient «breiffés» pour matraquer nos joueurs. Il est clair que cette équipe n’était pas un foudre de guerre, mais ce n’était pas une raison de compenser son insuffisance technique par un trop-plein d’agressivité. Belmadi n’a pas manqué, au passage, d’écorcher l’entraîneur algérien Adel Amrouche, qui n’avait rien ou peu fait pour arrêter un comportement presque «délibéré» des joueurs botswanais. Atal blessé, on aurait pu avoir plus de joueurs sur le billard. On a voulu à tout prix mettre fin au  record des matches sans défaite de l’Algérie. Ils n’ont pas atteint leur but. Tant mieux !

Hamid Gharbi

Auteur: elmoudjahid
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