Le changement de coach est  un éternel recommencement. De nombreuses choses le caractérisent mais, à priori, elles s’imposent à tous sans qu’on puisse faire quoi que ce soit, comme la « loi des joueurs » de plus en plus forte ces derniers temps. Elle est liée presque intimement aux résultats du club   durant son parcours. On avait eu l’occasion de l’aborder par le passé du fait qu’il s’agit d’un problème qui a tendance à revenir au galop même si on « obstrue » les portes et les fenêtres. Il est collant et fait partie désormais du football que nous suivons chaque week-end que Dieu fait. En effet, les joueurs qui font et défont les techniciens dans les clubs sont devenus les maîtres des clubs de football, et ce, quel que soit le pays ou le niveau. La durée d’un coach à la tête d’un club est liée à la façon avec laquelle il peut composer avec les « stars » du club. S’il sait comment leur faire les « yeux doux », il aura de fortes chances de terminer la saison. Sinon, il est automatiquement condamné. C’est presque une certitude. Et les exemples à travers la «planète-foot» le montre aisément. Sur le plan international, on avait vu comment la grande équipe du Real Madrid avait été confrontée à des problèmes de résultats techniques alors que, malgré le départ de Cristiano, elle avait réussi à tenir le coup devant la plupart de ses adversaires, hormis Barcelone. Là aussi, il y a à 

« boire et à manger ». Car quand les joueurs ne veulent pas jouer, vous ne pouvez rien faire et votre avenir est scellé. Quand Santini s’est attaqué à Isco, Marcelo, Bale, Ceballos…, il vite compris sa douleur. Face à l’Ajax en Ligue des champions d’Europe et malgré une victoire à l’aller, la « machine » s’est aussitôt « grippée » du fait qu’on n’a pas joué comme il le fallait. L’équipe était lourde et surtout peu combative. C’est ce qui avait précipité l’élimination du Real, lui qui n’avait pas connu une telle issue depuis 2010. Lorsqu’on ne veut pas de l’entraîneur, on fait tout pour lui indiquer la « porte de sortie ». Cela est tout à fait clair dans le monde du football. Il y a des joueurs qui sont considérés comme des « intouchables » avec qui le coach doit composer d’une manière inévitable s’il veut garder son  poste. Chez nous aussi, ce phénomène existe et même avec acuité depuis cette dernière décennie -même s’il existe depuis bien longtemps, mais n’était pas aussi apparent. En effet, c’est un cas parmi bien d’autres. Au MCA l’équipe ne fonctionnait pas comme le fallait. Amrouche n’était pas bien avec certains 

«cadres» de l’équipe. Le courant ne passait pas. Il y avait des « couacs » flagrants et des joueurs sont écartés ou mis sur le « banc »et un temps de jeu très « faible ». On avait fini par l’obliger à remettre le tablier en le remplaçant par Mekhazni, le technicien de la réserve. Il avait commencé son travail avec le grand derby contre l’USMA et fini avec son groupe qui a joué un match devant les Usmistes. Cela ne s’est pas fait depuis longtemps. C’est ce qui confirme la règle. Lorsque les joueurs adhèrent à ton plan de travail, mais aussi à ta façon de te comporter avec eux «tout  baigne dans l’huile » ! 

Une évidence qu’on aura du mal à changer sauf si…

Hamid Gharbi     

Auteur: elmoudjahid
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