La présente saison est bien entamée. Après déjà sept journées depuis le début, les choses sérieuses commencent et nous donnent un aperçu sur les intentions des uns et des autres. Certes, c’est encore trop tôt pour être péremptoire, mais il y a beaucoup à dire sur les ambitions des prétendants et les équipes «mal en point» affichant ainsi leurs formes, voire leurs difficultés. Il est certain que dans les différents clubs, tout palier, ce sont toujours les moyens financiers qui déterminent la santé d’une équipe et d’une discipline donnée. Ces derniers temps, tout le monde a entendu les «cris» et «appels» qui ont fusé un peu partout, affichant les difficultés de joindre les deux bouts de certains clubs, à travers le pays. Le professionnalisme lancé il y a quelques années n’avait fait qu’exacerber leurs ennuis financiers. La plupart de nos clubs, pour ne pas dire tous, risquent le dépôt de bilan. C’est ce qui avait fait dire à nos responsables sportifs que «l’échec du professionnalisme» est des plus tangibles ». Face à cette nouvelle donne, la FAF avait vite procéder à la finalisation d’un nouveau système de compétition faisant des clubs de Ligue-2 des clubs amateurs. Le professionnalisme ne concerne désormais que les formations de Ligue-1 dont le nombre a été arrêté à 18. Ce qui est nouveau, c’est que les clubs de Ligue-2 ne seront pas accompagnés par des entreprises publiques. De part leur nouveau statut d’amateur, ils deviennent des clubs non lucratifs. Leur activité sportive n’est plus une fonction comme l’est celle du club professionnel. Cela aura aussi des répercussions directes sur les joueurs eux-mêmes qui ne sont plus des salariés en vertu de leur nouvelle situation juridique. C’est pour cette raison que certains clubs montent au créneau pour revendiquer eux aussi d’être sponsorisés par des entreprises publiques comme les clubs de Ligue-1. C’est vrai que l’Etat algérien par le biais de ses organes dirigeants avait pris la décision d’accompagner nos clubs professionnels, mais ce ne peut être le cas de tous. Auparavant, on a aidé les 32 clubs professionnels, mais cette fois-ci, eu égard à une conjoncture politique et économique compliquée, il n’est pas aisé de le faire pour tous. C’est vrai que la politique de l’assistanat est révolue, mais il devient nécessaire d’agir de la sorte jusqu’à ce que nos clubs puissent voler de leurs propres ailes. Toutefois, les divisionnaires de la Ligue-2 sont décidés à ne pas se faire «flouter». Que les choses reviennent à la normale rapidement pour le bien de notre football.
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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