Ce qui pose et ne cessera de poser des problèmes dans un proche avenir.
Cette situation pourrait être intenable d’ici peu. En effet, certains présidents craignent carrément de devenir les «dindons de la farce», surtout que le CSA, qui tient le haut du pavé d’une équipe, ne veut pas ouvrir le capital et, par conséquent, augmenter la force de ceux qui investissent leur argent dans le club. Cette situation est dénoncée par le premier responsable du club du CABBA qui craint d’être blousé par le CSA si on ne fait rien pour élargir le champ d’intervention par une ouverture du capital.
Ce n’est pas le cas du CABBA uniquement, mais celui de l’ensemble des clubs où ceux qui ramènent de l’argent risquent de partir bredouille en perdant tout simplement leur argent. Le président du CABBA ne cache par sa crainte de se faire «déboulonner» à tout moment par le premier venu sans qu’il ne puisse réagir, alors qu’il a mis beaucoup d’argent pour une meilleure fonctionnalité du club afin qu’il puisse, à court terme, réussir une assez bonne saison. Pour éviter un tel scénario, il a décidé, avec ses actionnaires, de démissionner de son poste tant que le CSA n’accepte pas l’ouverture du capital afin que le club devienne vraiment professionnel, ne serait-ce que sur papier.
C’est-à-dire, le président n’est pas une entité insignifiante qu’on peut «débarquer» à tout moment. Il est clair que par ce cas du CABBA, c’est un peu tout le système professionnel en Algérie qui est reposé sur l’échiquier avec une inquiétude de plus en plus justifiée. Car nombreux d’observateurs sont sur la même longueur d’onde pour dire que celui-ci a échoué du fait qu’il a été appliqué sans que les clubs engagés au nombre de trente-deux n’obéissent au cahier des charges. Les responsables sportifs algériens sont appelés à intervenir pour revoir assez profondément un tel système de compétition. Ce ne sera pas facile, mais…
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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