Cette 32e édition de la CAN est vraiment attrayante, voire singulière. Elle peut vous offrir des situations pour le moins énigmatique. Par exemple, l’élimination précoce du pays organisateur, l’Egypte, mais aussi le Cameroun et le Maroc. La dernière situation presque alambiquée reste la qualification de la Tunisie en quart de finale. On n’a rien contre nos amis tunisiens sauf qu’ils se sont qualifiés sans gagner un seul match. Leur qualification aux dépens du Ghana fut aux tirs au but. Sa première victoire contre Madagascar, le « néophyte » de l’épreuve, est assez nette en gagnant (2 à 0). Giresse a été poussé à dire : «On n’a pas volé cette qualification en demi-finale» contre le Sénégal. Ceci dit, les observateurs ont qualifié le match Algérie-Côte d’Ivoire comme étant le « meilleur niveau depuis que cette CAN avait débuté le 21 juin passé ». Il y avait un peu de tout, du suspense, des buts, mais aussi une «bataille d’hommes», même si les Ivoiriens ont été très «agressifs» avec les joueurs algériens comme Atal (luxation de l’épaule, semble-t-il), Bensebaïni, Mahrez et bien d’autres. Les Verts n’auraient pas été contraints de faire durer le suspense si Bounedjah avait inscrit son penalty. C’est cela le football et personne n’y peut rien ! Le joueur était un peu sous pression, ce qui explique qu’il n’a pas encore marqué depuis le début de cette compétition africaine. Non seulement la joie était indescriptible au stade de Suez, mais toute l’Algérie était en fête. Les habitants de Reghaïa, aussitôt que Serey Die avait raté son penalty, sont sortis dans les rues de la ville, drapeaux aux couleurs nationales en main, lançant des fumigènes et pétards. C’était aussi le cas un peu partout dans la capitale et toutes les communes environnantes. Le peuple algérien a vécu une véritable kermesse à l’occasion du 57e anniversaire de l’indépendance du pays et cette qualification de l’Algérie aux demi-finales. Le vert et blanc avec l’étoile rouge a fait « fureur » avant-hier dans la soirée qui restera à jamais gravée dans les mémoires. Les larmes de Belmadi, d’Atal et les autres montrent que ces jeunôts sont décidés à aller le plus loin possible et ce quels que soient les obstacles. On est à une encablure de la finale du 19 juillet courant. Malgré la solidité de l’adversaire, le Nigeria, qu’on avait l’habitude de rencontrer à ce stade de la compétition, on reste optimiste ! Toujours est-il et malgré la difficulté de la tâche, les nôtres, sous un « soleil de plomb », on continué à presser ces Ivoiriens qui avaient pratiquement » obstrués «les couloirs» et surtout le milieu de terrain. Ce qui n’a pas facilité notre tâche. Ils auraient pu ajouter un deuxième but sans que personne ne trouve à redire. Aux tirs au but, on a été plus sereins, même si Belaïli a raté son penalty, celui de la qualification. Serey Die en touchant le poteau nous envoie au «septième ciel». C’est l’allégresse dans toutes les villes d’Algérie. Le pays tout entier était au rendez-vous avec l’histoire. Il n’a pas voulu laisser passer une telle opportunité de marquer d’une «pierre blanche» ce moment « mielleux ». Le peuple algérien a besoin de bonheur, de sourire et aussi d’union et de solidarité. Ces » onze guerriers » sur le terrain ont été à la hauteur de ce que l’on attendait malgré les embûches. Par plus de 40 degrès qui avaient sévi ce jour au stade de Suez, les nôtres ont relevé le défi. Sereu Die, celui qui a loupé son penalty n’avait-il pas dit que cette empoignade allait être une «guerre». Ce fut franchement une «bataille» des plus âpres et dont le dernier mot est revenu aux Verts qui ont vraiment fait frémir tout le monde. Ceux qui avaient commenté le match Algérie-Côte d’Ivoire voulaient ouvertement que les «Éléphants» gagnent, mais le destin d’un groupe décidé et volontaire avait fini par «changer» le cours de l’histoire et de cette compétition. Le groupe de Belmadi ne s’est pas dérobé à ses responsabilités. Quand la «grinta» va, tout va !
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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