La CAN avait baissé rideau après le déroulement de la finale remportée par l’Algérie devant le Sénégal et aussi la 41e Assemblée générale de la CAF. La veille, on avait profité pour procéder au tirage au sort de la 33e édition de la CAN qui aura lieu au Cameroun, si tout va bien, en 2021. C’est vrai qu’on est un peu déçu par le fait que la candidature d’Ahmed Bahloul, du Bureau Fédéral, pour intégrer le Comité exécutif de la CAF, n’a pas abouti. Ceci dit, le football n’est pas une science exacte où tout peut arriver du fait qu l’irrationnel est le plus souvent dominant. Car, faut-il le rappeler, les «coulisses» et autres règnent en maître dans le football du continent. Tous les observateurs sont restés stoïques de stupeur et aussi d’incompréhension après que la CAF, qui avait, dans un premier temps, désigné le sud-Africain Gomes, l’avait changé curieusement par le camerounais Alioum Alioum. Un changement qui nous avait déjà glacés au départ. Il faut dire que nos craintes étaient fondées, puisqu’il avait sifflé toutes les simulations des sénégalais. Ils tombaient au moindre contact comme des «feuilles mortes». On n’avait pas compris une telle attitude surtout que l’équipe d’Aliot Cissé avait vraiment des arguments à faire valoir sur le terrain du Cairo Stadium. On avait déjà un aperçu clair sur l’arbitrage presque «dirigé». On avait assisté de visu comment la Tunisie a été sciemment «sabotée» par l’arbitre Tessema en leur refusant un penalty que tout le monde a vu sauf lui et la VAR. À n’y rien comprendre ! Même l’Algérie a été «victime» d’un penalty qui n’en était pas un, sifflé par Gassama aux nigérians ballottés de revenir dans le match avant que le virtuose Mahrez ne fasse parler la «poudre». C’est à ce niveau que le football africain est appelé à faire des efforts pour s’améliorer en devenant plus juste et que le meilleur doit être protégé et non pas freiné malhonnêtement dans son élan. En dépit des embûches et des obstacles, les algériens, avec un «cœur gros comme ça», ont défrayé la chronique en déjouant tous les pronostics. Dès la deuxième minute, une passe judicieuse à l’adresse de Bounedjah fera mouche devant un Golis spectateur. C’était un but providentiel, venu d’ailleurs. Le match est déjà plié, même si Alioum fera tout pour que les sénégalais retrouvent leurs esprits après le «coup de massue» qu’ils venaient de subir. Cette issue qui nous est favorable reflète la physionomie de cette rencontre, même si elle fut difficile, eu égard au nombre incalculable de coups francs accordés aux sénégalais. Tout le monde avait vu ce jeu chatoyant des algériens. Il vous pousse à chanter et à danser malgré vous. La témérité de Belmadi et de son groupe nous a galvanisés pour «pousser le bouchon» jusqu’à la consécration finale. Notre sélection nationale a été merveilleuse du début jusqu’à la fin, avec des prestations qui ont conquis le monde. Même le grand Zidane n’avait pas tari d’éloges sur cette sélection nationale qui avait distillé sur les terrains du Caire (stade du 30-juin, Suez, Cairo Stadium), le meilleur football en alignant deux équipes d’égale valeur. Aucune équipe n’a pu imiter notre équipe nationale d’Algérie. Un mois durant, tout le peuple algérien était vraiment emporté dans un rêve qui restera dans la mémoire de tous les algériens. Les verts ont redonné vie et espoir à tout un peuple qui croit encore plus fermement en son avenir. Après avoir remporté une première couronne en 1990, à Alger, on vient avec force des jarrets et aussi d’une stratégie adéquate ajouter une deuxième étoile, sauf que, cette fois, elle a été arrachée après de hautes luttes hors de nos bases, et de surcroît en Égypte, le pays aux sept consécrations. Par ce succès à l’échelle africaine, les bateaux des «harraga» sont de l’histoire ancienne désormais. Cette équipe nationale, version Belmadi, a pu réconcilier le peuple algérien qui pense encore plus que l’Algérie et «une et indivisible», n’en déplaise à nos ennemis. Les fans algériens, aussi bien ceux qui ont supporté les verts au pays, que ceux qui ont fait le déplacement au Caire, pensent tous que nous sommes dans le droit chemin. On était, peut-être, hors circuit pendant un certain temps, aujourd’hui, on sait où l’on va et personne ne peut «détourner le fleuve» de son lit. Il peut «couler» allègrement et calmement. Car, l’Algérie, sereine et conquérante, est loin d’être une «chimère». «One, two, three, viva l’Algérie !»
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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