On a rarement vu un coach avoir le «dos rond» comme le sélectionneur algérien Djamel Belmadi. Il a été «matraqué» par certains avant qu’il ne prenne la sélection nationale, pendant la CAN et surtout après. Les spécialistes n’avaient rien compris à une telle attitude qui frise la méchanceté gratuite, voire une jalousie «maladive» que personne ne peut expliquer. On «nage» en plein «nombrilisme» et narcissisme… C’est-à-dire que, quelque part, on veut transmettre un message assez clair : «on détient la science diffuse et après nous, le déluge «. Pourtant, le coach national, qui avait pris ses fonctions à la tête de l’équipe nationale le 02 août 2018, n’avait pas bénéficié de temps suffisant . Depuis, il y a lieu de saluer bien bas le travail qu’il vient d’accomplir, mais surtout la consécration qui a été la sienne avec un groupe qu’il avait métamorphosé en un laps de temps très court. Pour un début, ce fut un coup de maître. Car, il aime son pays. Il avait laissé beaucoup d’argent et a opté pour la sélection algérienne. Là, rares sont ceux qui allaient faire comme lui. Il voulait vraiment gagner quelque chose de grandiose et il l’a obtenue. Pourtant, la composante de la sélection nationale n’avait pas tellement changé à quelques éléments près. Ce qu’il a réussi avec son groupe, c’est un résultat retentissant dont on a oublié le goût depuis la CAN organisée et remportée chez nous en 1990 face au Nigeria. Depuis, c’est la dèche ! Normalment, on aurait dû l’embrasser sur la tête comme le grand vainqueur. Ce qui intrigue vraiment, c’est que certains n’ont pas été contents par la performance «gigantesque» de notre équipe nationale. Les raisons profondes expliquant cette attitude qui fait qu’on critique tout, même si on arrive à faire des miracles. Le fait de jeter le « bébé avec l’eau du bain» pour le plaisir de le faire nous laisse songeurs. Car, partant de ce constat, certains ne veulent pas que notre équipe nationale réussisse. On a l’impression que pour eux, le football algérien ne doit plus se «libérer de son passé «. C’est-à-dire que tous ceux qui veulent amorcer un changement qualitatif pour le bien de notre football seront «violemment» attaqués de toutes parts. Ce n’est pas normal ni juste ! Belmadi a compris la «chansonnette». C’est pour cette raison que, lors de sa dernière conférence de presse, tenue à Sidi Moussa— la première depuis notre victoire finale en coupe d’Afrique au Caire le 19 juillet 2019— Belmadi n’a pas été tendre avec certains qu’il n’a pas nommés. Il a parlé et a mis tous le monde devant ses responsabilités. Il n’était pas évasif avec ceux qui «tirent sur tout ce qui bouge». Il n’avait pas mis de «gants» en les menaçants de dévoiler les noms, même si ils sont connus. On espère seulement que tout rentrera dans l’ordre pour que tout le monde puisse travailler dans la sérénité.

Hamid Gharbi

Auteur: elmoudjahid
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