Le football connaît un nivellement par le bas pour le moins exceptionnel. On peut même parler d’une constatation unanime pour ne pas dire autre chose. Car, le football est de plus en plus maîtrisé même par les peuplades, encore trop éloignées de la civilisation aussi bien en Asie, Amazonie et autres. Le football est un sport universel ; il peut même se pratiquer sur des terrains vagues avec de simple « chiffon » ou papier enroulé en une boule.  Ce qui signifie qu’on aime cette discipline. Ce qui justifie aussi l’augmentation d’adeptes d’année en année. Par conséquent, le nombre de pratiquants de par le monde atteint des chiffres qui donnent le tournis. S’il était jadis embryonnaire, c’est qu’il était limité  et utilisé avant tout pour le plaisir et non la compétition. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où le football n’est plus un simple sport qu’on joue sur un «rectangle vert». Il a évolué, puisque les pays se cachent derrière ce jeu pour montrer leur «degré» de développement, mais aussi pour qu’on parle d’eux. Des Etats antisociaux dans leur façon d’être avec leur peuple utilisent ce sport pour donner de la joie à leurs concitoyens, une façon de leur faire oublier les malheurs du jour. Ceci dit, tout le monde ou presque possède au moins un centre de formation. D’où  l’éclosion de nos jours des équipes jeunes formées de joueurs au talent avéré. Elles n’ont peur de rien. L’affiche, à El Ismaïlia (Egypte), entre le Ghana, les Brésiliens d’Afrique, et le Bénin, en bute à des ennuis politiques, était, à priori, « déséquilibrée » du fait que les Ghanéens étaient considérés comme les favoris. Sur le terrain, rien ne faisait présager un quelconque déséquilibre. C’est plutôt, le petit poucet qui avait poussé l’outrecuidance jusqu’à ouvrir la marque dès la 2e minute. C’est un peu la stupeur face à ce qui venait de se passer. C’était tout simple ! On se questionnait certainement sur cette équipe dite «faible» qui s’est transformée en un « ogre » sur le terrain. Certes, les Ghanéens se rebiffent en égalisant avant de porter l’estocade, mais…. En fin de partie, les «écureils» parviendront à égaliser. Ils viennent de prouver à tous que quelque chose a changé dans le football africain. Ceux qui dominaient, il n’y a pas si longtemps sont vraiment menacés par les «petites» nations du football. L’assertion qu’il n’y a plus de» forts» et de «faibles» est de plus en plus vraie. L’explication est avant tout quelque chose qui se joue sur un terrain et ne se déroule pas sur du «papier». Ceux qui pensent ainsi risquent de déchanter. C’est la leçon à tirer des premières journées du déroulement de cette 32e édition de la CAN. Ce ne sera pas facile pour les prétendants traditionnels !                
Hamid Gharbi
 

Auteur: elmoudjahid
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