Les Verts ont entamé cette présente CAN dans la «peau d’un outsider». Ils n’ont jamais affiché des ambitions démesurées à la face des 24 équipes participantes pour la première fois à la présente CAN qu’organise l’Egypte du 21 juin au 19 juillet. Il faut dire qu’on ne peut se montrer en favori potentiel alors que lors de la précédente CAN qui s’est déroulée au Gabon, on a été éliminée dès le premier tour. Ce n’était pas à cause de la qualité de l’effectif, mais par manque de motivation. C’est du moins ce qui ressortait des analyses des uns et des autres. Toujours est-il, si la plupart des coachs qui avaient pris le relais après 2014 après le Mondial brésilien et la qualification historique de l’Algérie aux huitièmes de finale, ont échoué dans leur volonté de permettre à l’EN de retrouver son football, ce n’est pas le cas de Belmadi. Ce dernier sait ce qu’il fait et tout ce qu’il avait prévu se vérifie. On ne peut pas dire qu’il s’agit d’un «devin», mais il ne parle pas pour tromper son auditoire. Lorsqu’il avait pris les rênes de la sélection nationale le 02 août 2018 il avait dit qu’il fallait d’abord se qualifier à la CAN, «puis on verra». Son objectif assuré, il dit : «J’ira en Egypte pour remporter la CAN». Tout le monde peut affirmer cela, même des équipes comme la Mauritanie, le Burundi et Madagascar qui ne viennent pas pour se faire éliminer dès le premier tour. Par conséquent, ce qu’avait affirmé notre sélectionneur national est tout à fait censé et tient surtout la route. Il avait ajouté qu’il ne
«garantissait rien». Dès le départ, il avait tenu un langage logique et surtout compréhensif, dénué de toute «arrogance ou fanfaronnade». C’est ce qui avait laissé les uns et les autres sur leur faim. Tout le monde voulait, notamment la presse, le faire sortir de sa «tanière» comme dirait l’autre en parlant de la «louve et ses louveteaux». Lors de sa dernière conférence de presse tenue avant le match contre la Tanzanie, on avait essayé de lui tirer les vers du nez. Un journaliste lui avait directement dit : «Après vos deux victoires contre le Kenya et le Sénégal, vous ne pouvez pas vous cacher désormais pour afficher vos ambitions». C’est-à-dire que l’Algérie devient de facto le favori de l’épreuve du fait qu’elle a dominé le numéro 1 africain au Ranking Fifa. Il l’avait esquivé comme c’était aussi le cas de Mahrez.
«Gagner contre le Sénégal n’est pas une fin en soi». C’est vrai que la compétition est encore longue et en huitième de finale, tout se jouera sur un match avec élimination directe. Il ne faut pas donc «s’enflammer» mais rester concentrés jusqu’au bout. Belmadi et son capitaine ont bien compris l’entêtement de certains qui veulent obliger Belmadi à dire que «nous sommes les favoris de cette CAN». Comme on le connaît, il ne va pas changer sa vision des choses. Il restera serein et humble face à ses adversaires. C’est un peu la rançon du succès final. On l’espère !
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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