Les observateurs qui suivent de plus près notre championnat d’élite sont vraiment déboussolés ne sachant plus à quel saint se vouer. Ils ne comprennent pas, à presque deux mois de la fin officielle du championnat national au niveau de son élite, qu’on chamboule le présent exercice par des reports qui n’ont pas le droit d’être. Il y a lieu de relever que le temps n’est pas en faveur de la Ligue de football Professionnel du fait que le championnat doit impérativement se terminer avant la fin du mois de mai du fait que l’équipe nationale est engagée en phase finale de la CAN et qu’elle aura besoin de tout le monde, eu égard à ses grandes ambitions de terminer le championnat dans les temps fixés au départ. A cette allure, on ne sait pas comment la LFP va faire. Elle donne l’impression de ne pas maîtriser son calendrier et sa programmation. Tout le monde avait abordé la « mésentente » ouverte entre le président de la LFP, Abdelkrim Medouar, et le président de la FAF, Kheireddine Zetchi. Ce désaccord était lié justement aux reports de matches sans que le président de la LFP ne prenne le soin d’informer la FAF. Indirectement, il n’en tient qu’à sa tête. C’est vrai que par la suite, on avait remarqué une sorte de
« dégel » entre les deux personnes. Apparemment, ce n’était que de courte durée, puisqu’on vient d’entendre que les rencontres de Ligue 1 et 2 ont été remises au début du mois d’avril prochain. Ce qui chamboule directement le travail des techniciens dont les équipes ont renoué avec la gagne. De plus, les voeux du président de la FAF n’ont pas été entendus. Ces reports sont liés au fait que certains clubs ont des joueurs convoqués en équipe nationale ou avec l’équipe des locaux. Avoir deux ou trois joueurs dans ces sélections n’est nullement un argument valable du fait que l’ensemble des clubs, dans les deux divisions, possèdent 27 joueurs. C’est l’occasion appropriée pour les faire jouer. On ne sait pas pourquoi, on a répondu rapidement aux souhaits de certains clubs de reporter leurs rencontres pour ne pas se faire accrocher ou battre. La FAF ou la LFP doivent tenir compte du respect du calendrier et aussi des dates que l’on fixe par le Bureau de Ligue. Apparemment, ce n’est pas le cas et les choses obéissent à d’autres considérations, peut-être, relevant d’un domaine extra-sportif. Ce n’est pas comme cela qu’on peut s’en sortir et offrir les meilleures conditions de préparation à notre équipe nationale. De plus, il ne faut pas oublier que les derniers matches de notre championnat national d’élite se joueront au mois du Ramadhan. Ce qui va compliquer les choses, surtout que la LFP sera obligée de faire programmer des matches en nocturne. C’est presque inévitable avec tous les risques qui existent. La FAF avait affirmé qu’à partir de la 25e journée, tous les matches, dans les deux divisions, se joueront le même jour et surtout à la même heure afin d’éviter les combines et les arrangements de matches comme on l’avait vu dans les saisons précédentes. La FAF et la LFP doivent « arranger leurs violons » dans l’optique d’assurer une meilleure synchronisation dans les prises de décision entre les deux acteurs gérant notre football.
Hamid Gharbi
Auteur: elmoudjahid
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