La démarche la plus sûre préconisée par les pouvoirs publics pour la sortie de la crise politique que connait le pays consiste à aller dans les plus brefs délais à une élection présidentielle libre et transparente dont les modalités d’organisation feront l’objet d’un large consensus à travers un dialogue inclusif. C’est ce à quoi s’attellera le panel reçu jeudi par le chef de l’Etat.
Il est estimé que la mise en place d’une Autorité nationale indépendante chargée de l’organisation de l’élection sera au centre du processus de dialogue et les participants sont appelés à arrêter la configuration de cette institution et à fixer ses attributions, le nombre et le choix des membres qui devront la composer et ceux qui auront à la diriger.
Elle prendra en charge les prérogatives de l’administration publique en matière d’organisation des élections alors que l’Etat est disposé à assurer son autonomie financière et de gestion.
Les participants pourront aussi examiner et prendre toute mesure de nature à renforcer la transparence et l’impartialité de l’élection comme ils pourront proposer toute mesure visant à l’apaisement du climat politique et social.
Ce sont là des conditions pour tenir le scrutin à la date la plus rapprochée possible en raison des conséquences néfastes d’une prolongation de la situation actuelle sur le fonctionnement des institutions, de l’économie ainsi que sur l’image que se font les partenaires étrangers du pays.
La même date devra être fixée dans le cadre du processus de dialogue car ce sera l’un des éléments conduisant à un processus permettant de rétablir la confiance des citoyens en leur Etat et institutions en confiant, notamment l’organisation du processus de concertation à des personnalités crédibles, indépendantes, acceptées par le plus grand nombre.
L’option d’une période de transition a été rejeté elle implique la mise entre parenthèses des institutions constitutionnelles en place pour leur substituer des entités autoproclamées qui agiraient en dehors de tout cadre juridique et institutionnel. Il est donc inutile de vouloir rouvrir le débat sur ces questions dans un contexte de vulnérabilité car ce serait courir le risque de fragiliser la cohésion sociale et de porter atteinte à l’unité du peuple et à la sécurité du pays d’autant plus que cette option est de nature à faire perdurer la crise.
D’ailleurs, c’est même contraire à ce que les citoyens désirent car ils sont conscients des enjeux de la prochaine élection et de son caractère déterminant pour l’avenir du pays du fait qu’elle constitue l’amorce d’un processus de rénovation institutionnelle et politique qui sera engagé par le président élu.
A ce titre, l’offre politique qui a été proposée par le chef de l’Etat revêt un caractère de sérieux et de crédibilité comme elle contient la solution permettant au pays de dépasser la situation actuelle. Toutes ces mesures actuelles ou projetées sont de nature à démontrer que l’Etat, dans sa composante saine patriotique et pérenne, qui est l’émanation et le prolongement du peuple, a entendu le message des Algériens déterminés à aller de l’avant pour réaliser le changement.
L’offre formulée ne sera viable qu’avec une pleine participation politique et citoyenne indispensable à la réussite de toute élection en particulier celle d’un président de la République qui aura la lourde tâche de prendre les rênes de la nation et d’engager le changement et les réforme souhaités.
En outre, le succès de toute compétition électorale dépend du niveau de mobilisation des forces politiques, de la crédibilité des programmes et des candidats et c’est pour cette raison que le chef de l’Etat n’a cessé des appels à la mobilisation autour de cet objectif.
Sami Kaïdi
Auteur: elmoudjahid
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