Par Faouzi SNOUSSI
Parallèlement à la crise du Covid-19, ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir est très inquiétant et laisse de nombreuses interrogations, avec des hauts responsables qui jouent, chacun, cavalier seul, et un chef du gouvernement qui ne cesse de faire régner le flou sur ses agissements. Le manque de clarté règne dans tous les domaines, sans que le citoyen ne soit fixé sur ce qui est en train d’être mijoté, alors que certaines « choses » frisent la trahison et la course vers l’inconnu pour le pays. Dans ce climat opaque sur tous les plans, la crise du Covid-19 aurait dû donner la possibilité d’une trêve dans les tiraillements entre les têtes du pouvoir, avec le camp du président de la République qui garde un silence suspect sur tout ce qui se passe, et un président du parlement qui veut faire passer des lois qui sont loin de servir les intérêts du pays. Ce dernier agit comme si l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) est une propriété privé ou un structure dépendante du conseil de la Choura du mouvement Ennahdha. Le peuple tunisien a vécu la bipolarité au sein de l’ARP, mais, jamais entre la présidence de la République et celle de l’Hémicycle. Trop, c’est trop, et tout le monde veut comprendre où ses dirigeants veulent conduire le pays, si on avance en rangs dispersés, bien que la conjoncture ne le permet aucunement. Il y a, tout d’abord, ces lois douteuses que le président du parlement, Rached Ghannouchi, veut passer coûte que coûte, pour servir l’axe qatari-turc, alors que nombreux sont les députés de l’opposition crient au scandale. On peut citer, aussi, ces nominations douteuses et inopportunes de « conseillers auprès du président du gouvernement », et comme par coïncidence, ils appartiennent tous deux au mouvement islamiste. A cela s’ajoute les chamboulements dans le secteur du transport, avec des nominations, à la STAM, la SNCFT, l’OMPP et, surtout, la CTN et comme, aussi, par hasard, le PDG de cette dernière compagnie est un Nahdhaoui ! On ne peut pas ignorer, dans la mêlée, cette rencontre au sommet, au palais de Carthage où Ghannouchi a brillé par son absence, alors que c’est une réunion du Conseil national de sécurité à laquelle il aurait dû être convié. La confiance ne semble pas régner, dans les coulisses de la gestion des crises qui menacent le pays, et il est plus qu’urgent que les pouvoirs publics accordent leurs accordéons… sinon, ce sera, vraiment, la catastrophe.
Auteur: letemps1
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