Commune de Mejjat (province de Chichaoua) – Dar Al-Oumouma (Maison de la Maternité) de la commune de Mejatt, réalisée dans le sillage des projets phares de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) au niveau de la province de Chichaoua, se veut une infrastructure modèle conçue au service du bien-être et de la santé de la mère et de l’enfant.
Fruit d’un partenariat exemplaire et agissant entre l’INDH qui assure la gestion et l’équipement de cette infrastructure, et la Direction des Affaires Rurales (DAR) relevant du ministère de l’Intérieur qui s’est chargée de la construction, Dar Al-Oumouma de Mejjat illustre, si besoin est, l’intérêt tout particulier que l’INDH, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ne cesse d’accorder à la préservation et à l’amélioration de la santé de la mère et de l’enfant notamment, des femmes rurales, celles issues de zones enclavées, montagneuses et lointaines.
D’un montant global de 1 million de DH, Dar Al-Oumouma de Mejatt a été construite à proximité du Centre de Santé de ladite commune et ce, dans le but d’assurer aux femmes bénéficiaires que ce soit, quelque jours, avant ou après l’accouchement, des prestations de qualité en termes d’hébergement, de restauration, de sensibilisation, de soutien et d’accompagnement.
Etalée sur une superficie totale de 547 m2, dont 300 m2 bâtis, cette plateforme à vocation sociale et solidaire, d’une capacité de 10 lits, comprend plusieurs dépendances, dont une salle de réception pour l’accueil des femmes bénéficiaires, des dortoirs, une salle de surveillantes, des blocs sanitaires, et des espaces administratifs outre un jardin entre autres.
Cette infrastructure, dont la mise en service a eu lieu fin juillet 2019 lors d’une cérémonie rehaussée par la présence notamment du gouverneur de la province de Chichaoua, M. Bouabid El Guerrab ainsi que d’autres personnalités, s’assigne pour missions principales d’atténuer les souffrances des femmes enceintes notamment, celles issues des zones montagneuses et reculées ou encore, se trouvant en situation de précarité et de vulnérabilité.
Approché par la MAP, le chef de la Division de l’Action Sociale (DAS) de la préfecture de la province de Chichaoua, M. Salem Loudini, a relevé que Dar Al- Oumouma de Mejjat a été réalisée dans l’objectif de diminuer le taux de mortalité chez les femmes enceintes et les nouveaux nés, d’assurer les naissances contrôlées et de garantir aux femmes bénéficiaires, des prestations sociales de qualité aussi bien avant qu’après l’accouchement.
« Cette infrastructure sociale qui traduit dans les faits les valeurs d’entraide et de solidarité que ne cesse de véhiculer l’INDH, revêt une importance cruciale pour la commune de Mejjat, en ce sens qu’elle rentre dans le cadre de la nouvelle génération d’infrastructures programmées par l’Initiative pour sa 3è Phase, visant à assurer un meilleur contrôle de la santé de la mère et du nouveau-né et de parvenir à des naissances contrôlées », a-t-il expliqué.
Le choix de la construction d’une maison de Maternité à Mejjat a été très bien réfléchi, en raison de la position géographique assez particulière de ladite commune, située en bas de la chaîne montagneuse du Haut Atlas, a expliqué M. Loudini, notant que cette infrastructure sociale profite à huit communes rurales de la province à savoir : Mejjat, Guemassa, Assif El-Mal, Adassil, Imi-n-Dounite, M’zouda, Zaouia Nahliya et Idouirane, dont quatre sont à 100% montagneuses, soit un total de plus de 90.000 âmes, dont le taux des femmes en âge de procréation demeure élevé.
Outre la construction de Dar Al-Oumouma, il a été procédé à la mise à niveau du Centre de Santé de Mejjat de manière à offrir aux femmes enceintes, les meilleures conditions de soin et d’accompagnement avant, pendant et après l’accouchement et ce, en coordination avec le staff médical soignant, a poursuivi M. Loudini.
Dans la foulée, il a loué l’ensemble des efforts déployés par les communes territoriales et les services du ministère de la Santé, sous la supervision des autorités provinciales et ce, dans une synergie exemplaire, afin d’améliorer les conditions d’accès des femmes enceintes aux soins, de leur permettre d’accoucher dans d’excellentes conditions, et de réduire chez elles comme chez les nouveaux nés, le taux de mortalité.
De son côté, Mme Nazha Aroudane, présidente de l’Association Dar Al-Oumouma pour la santé de la mère et de l’enfant, a rappelé que la réalisation de cette infrastructure sociale et solidaire répondait à un souci majeur à savoir, celui de pouvoir accueillir les femmes enceintes notamment, celles confrontées à des conditions sociales difficiles et issues des zones isolées et reculées.
Elle a, dans ce sens, fait part de l’engagement et de la détermination sans faille de son association pour venir en aide à cette catégorie sociale, et à transcender toutes les difficultés qu’elle peut rencontrer lors de l’accouchement, tout en la faisant bénéficier du soutien psychologique nécessaire et d’un meilleur accompagnement et ce, en concertation avec le staff médical soignant.
Tout en passant en revue une série d’activités de sensibilisation, de communication et d’information menées par son association à l’adresse des femmes enceintes bénéficiaires de prestations offertes à Dar Al-Oumouma, Mme Aroudane a émis le voeu de voir cette infrastructure sociale accueillir, prochainement, un très grand nombre de femmes.
Auteur: Meriem IGASS
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