
Ces acquis en matière d’éducation qui se veulent l’aboutissement dans les faits, d’un partenariat édifiant entre plusieurs acteurs concernés, notamment les autorités provinciales, l’Initiative Nationale pour le Développement Humain, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Analphabétisme (ANLCA), la Direction provinciale de l’Education, la Délégation provinciale de l’Artisanat, les instances élues et la société civile, cadrent parfaitement avec l’admission de la ville de Benguérir en septembre 2020 au sein du réseau mondial de l’UNESCO des « villes apprenantes » (GNLC).
Un choix qui n’est pas fortuit, mais qui émane de la volonté de la ville de Benguérir de s’ériger en un véritable pôle d’excellence, du savoir, de la recherche et de la connaissance, avec un accent particulier mis sur la promotion de l’éducation et de la formation chez les différentes catégories sociales et professionnelles, entre autres, les artisans.
La visite d’une équipe M24, chaine télévisée de l’information en continu de la MAP, à l’Institut Spécialisé des Arts Traditionnels à Benguérir, a permis de s’arrêter de visu sur l’ensemble des efforts déployés au niveau de cette structure de formation, dans l’optique de parvenir à l’alphabétisation et au renforcement des connaissances et des compétences des artisans et des femmes artisanes de la province, et ce dans le cadre d’un projet ambitieux intitulé « lutte contre l’analphabétisme au profit des artisans ».
Ce projet, qui bénéficiera sur une durée de 5 ans à quelque 500 artisans, soit une centaine par an, comprend un cycle de formation d’une durée de 18 mois étalé sur deux niveaux, à savoir « Compétences de base et de vie des bénéficiaires » et « Compétences et connaissances professionnelles associées à la pratique du métier et l’éducation financière ».
Bénéficiant d’une subvention annuelle de l’ANCLA de l’ordre de 100.000 DH sur cinq ans, soit au total 500.000 DH pour toute la durée de la formation, ce projet est la jonction des efforts de l’ANLCA, de la délégation provinciale de l’Artisanat et de l’Association « Tawassol » pour la Culture et le Développement.
Dans une déclaration à M24, M. Abdelhafid Moustaidbillah, Délégué provincial de l’ANLCA à Rehamna, a rappelé que ce Centre de formation a vu le jour conformément à trois contextes essentiels, à savoir l’admission de Benguérir comme première ville marocaine dans le réseau mondial de l’UNESCO des villes apprenantes, ce qui implique l’obligation d’offrir aux citoyens et citoyennes toutes les conditions nécessaires pour un apprentissage de qualité que ce soit l’apprentissage de base ou les autres formations tout au long de la vie.
Le second contexte, ajoute-t-il, réside dans la nouvelle approche de l’ANCLA dans le cadre de sa participation au sein du réseau mondial de l’UNESCO des « Villes apprenantes », via une démarche novatrice concernant de nouvelles catégories ciblées et ce, à travers ses programmes fonctionnels, notamment le programme dédié au secteur de l’artisanat et qui se décline en trois points fondamentaux : le renforcement et la promotion de l’apprentissage de base chez les artisans et les femmes artisanes, afin d’acquérir les « Soft skills » nécessaires, notamment pour ce qui est de l’écriture, la lecture, le calcul et la communication.
Le second point porte sur le développement des métiers que ces artisans et femmes artisanes exercent, à travers la consolidation des techniques dont ils font usage, alors que le troisième point concerne la promotion de l’éducation financière avec comme référence, la manière de monter des projets et leur gestion, la communication et la commercialisation, a-t-il expliqué.
Et M. Moustaidbillah de poursuivre que le troisième contexte lié à ce projet apparait via, l’insertion socioprofessionnelle considérée comme l’un des axes majeurs des engagements de la ville de Benguérir dans le cadre du Réseau mondial de l’UNESCO des villes apprenantes, faisant savoir que les bénéficiaires qui seront finalement bien préparés et dotés de projets aptes à bénéficier de financements, seront appuyés par l’INDH afin de réaliser leur autonomie, considérée comme l’un des enjeux majeurs auxquels sont appelés à faire face l’ensemble des intervenants dans le domaine social.
Dans une déclaration similaire, le Délégué provincial de l’Artisanat à El Kelaâ des Sraghna et Rehamna, M. Hicham Aatouchi, a mis en avant l’importance de cette formation actuellement en sa seconde phase, et qui s’insère dans le cadre d’un partenariat édifiant unissant le ministère de tutelle et l’ANLCA, précisant que cette formation (quelque 450 heures) bénéficie à une centaine d’artisans et de femmes artisanes dans le cadre de la lutte contre l’analphabétisme.
« En ce qui concerne le département de l’artisanat, nous offrons aux bénéficiaires le cadre idoine pour tirer profit de cette formation », a-t-il ajouté, appelant l’ensemble des artisans et femmes artisanes de la province à venir nombreux adhérer à cette opération qui s’insère dans le cadre des actions majeures de restructuration du secteur dans sa globalité.
Mme Fatima Bousslamti, formatrice en modélisme et couture qui bénéficie de cette formation, a dit toute sa joie et sa fierté de bénéficier de ce projet destiné à lui permettre, in fine, de renforcer ses connaissances et compétences, afin de parvenir à monter un projet viable et par là, à améliorer son revenu et à assurer son autonomie financière et celle de sa petite famille.
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Auteur: Meriem IGASS
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