
Initié par l’Association Internationale des Professeurs d’Universités et Maitres de Conférences (IAUPL) et l’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech, avec le soutien de l’UNESCO, ce conclave offre l’opportunité de débattre de la mobilité des universitaires et de la reconnaissance des qualifications.
Cette rencontre scientifique est l’occasion aussi d’aborder des thématiques se rapportant à la qualité des formations universitaires au service du développement en Afrique, à la coopération multilatérale et aux partenariats internationaux.
Les participants à cette conférence examineront aussi un projet de création d’un réseau universitaire de la mobilité académique et la reconnaissance des formations universitaires et ce, au service du développement du Continent.
Ce rendez-vous scientifique d’envergure se propose, de même, de débattre avec les universitaires des dispositifs de la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur et de formuler une panoplie de recommandations dans ce domaine, tout en tenant compte des priorités des pays de l’Afrique.
Intervenant à cette occasion, le président de l’UCA, My Lhassan Hbid, a indiqué que l’UCA accorde un intérêt particulier à la question de la mobilité universitaire à travers la mise en place de laboratoires mixtes, le co-encadrement des thèses et des étudiants et la création du Fonds régional de l’excellence au profit des jeunes doctorants.
Après avoir mis l’accent sur le rôle de la mobilité dans le perfectionnement et la consolidation des compétences, le renouvellement des visions et le renforcement de la collaboration, M. Hbid a souligné que l’UCA a choisi d’orienter ses actions vers l’internationalisation pour structurer et dynamiser la coopération, encourager et renforcer la mobilité interne et externe des chercheurs et des étudiants, mettre en place des formations à double diplômes et encourager l’organisation de rencontres internationales thématiques.
De son côté, le secrétaire général de l’IAUPL, M. Michel Gay, a indiqué que la croissance rapide de la mobilité internationale au niveau universitaire devrait se poursuivre passé l’intermède de la pandémie de la Covid-19, relevant que la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur adoptée par la conférence générale de l’UNESCO constitue, désormais, un cadre réglementaire mondial pour la reconnaissance des qualifications.
Les universités ont toujours assumé des fonctions qui transcendent leurs fonctions nationales, a-t-il ajouté, faisant remarquer qu’à l’heure actuelle, de nouvelles formes de la mobilité ont émergé, telles que l’internationalisation des programmes, de l’enseignement supérieur transnational et la création d’organisations internationales et de consortiums d’universités aux niveaux régional et mondial.
Dans ce contexte, il a souligné que le partage des connaissances, la coopération internationale et la constitution de réseaux sont essentiels au progrès de la connaissance et demeurent aussi nécessaires pour réduire l’écart entre les établissements universitaires au niveau mondial.
Par ailleurs, dans une déclaration à M24, la chaine télévisée de l’information en continu de la MAP, le vice-président de l’IAUPL, Pr. Mohamed Mahassine, a relevé que cette rencontre vise à faire naitre une vision harmonieuse de l’université de demain et à débattre de thématiques se rapportant à la mobilité académique, à l’harmonisation des systèmes, à la valorisation des diplômes et des qualifications et à la digitalisation de l’enseignement supérieur qui représente une solution à même de résoudre le problème de la massification.
Dans ce cadre, il a préconisé l’encouragement de la mobilité virtuelle et physique, qui permet un partage des acquis et des connaissances, ce qui ne peut qu’être enrichissant dans le cadre d’un monde actuellement ouvert.
Les débats lors de ce congrès graviteront autour de plusieurs thématiques à savoir : « Quels nouveaux cadres de la mobilité dans l’enseignement supérieur », « La reconnaissance des diplômes et le renforcement du rôle des universitaires en la matière dans le respect des libertés universitaires », « L’accès des jeunes et des femmes aux formations traditionnelles et numériques et à la mobilité internationale », et « La création des réseaux et de plateformes de formation doctorale numériques avec une reconnaissance spécifique des qualifications acquises comme apport innovant ».
Créée en 1944, l’IAUPL, partenaire officiel et ONG de l’UNESCO depuis 1947 et de l’ONU depuis 1966, a pour vocation de promouvoir et de défendre la liberté et la fraternité académique et de favoriser l’échange entre les universitaires par-delà les frontières nationales, d’établissements ou de disciplines.
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Auteur: Meriem IGASS
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