L’avocate et ancienne députée Gisèle Halimi, connue pour sa défense des militantes du FLN dont Djamila Boupacha est décédée ce mardi, au lendemain de son 93e anniversaire.
Elle « s’est éteinte dans la sérénité, à Paris », a annoncé l’un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère, qui était entourée de ses proches, avait eu « une belle vie ».
« La France perd une républicaine passionnée (…), une grande combattante de l’émancipation des femmes », a salué sur Twitter le président Emmanuel Macron.
Sur le réseau social, de nombreux hommages ont été rendus à cette « rebelle infatigable (qui) s’est battue toute sa vie pour améliorer le sort des femmes », selon la ministre déléguée à l’Egalité Elisabeth Moreno, cette femme qui « ajoutait le courage au talent, le génie du verbe à la science du droit, l’engagement pour la dignité des peuples à la bataille pour l’égalité », pour l’ancien président François Hollande. ? « Toute sa vie elle aura combattu, elle aura milité, elle aura défendu. Son obsession, c’était la Justice pour tous et je devrais peut-être dire pour toutes », a déclaré le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, devant l’Assemblée nationale, où l’ancienne députée a été longuement applaudie.
Née Taïeb, Gisèle Halimi voit le jour le 27 juillet 1927 à La Goulette, en Tunisie. Elle mène une carrière d’écrivain avec une quinzaine d’ouvrages parus, notamment « Djamila Boupacha » (1962), du nom de la militante emblématique du FLN algérien qu’elle a défendue en 1960 en rendant publics les tortures et le viol dont elle avait été victime aux mains des militaires français.
Auteur: Boudjedri
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