Une camarade de la première heure s’en va

Le Parti du progrès et du socialisme a l’immense douleur d’annoncer le décès de Touria Tazi, une militante de la première heure du Parti communiste marocain, qui a continué, avec feu son mari, le camarade  Si Abdelaziz Tazi, son combat, loin des projecteurs, à soutenir, fidèlement, le PPS. Que Dieu l’ait en sa Sainte miséricorde.

La défunte, qui s’est éteinte hier mardi à Casablanca, a été, une pionnière du combat  de la femme marocaine, ayant adhéré au PCM en 1958. Avec feu son mari, le couple avait gardé d’excellentes relations de grande amitié et de solidarité notamment avec feus Ali Yata et Abdallah Layachi.

Touria Tazi a été, en 1957,  l’une des tout premières infirmières diplômées du Maroc indépendant. Une année après, elle épousa Si Abdelaziz et donneront naissance à trois enfants, Karim, Nacer et Hidaya.
Avec son mari, ils ont continué le combat, autrement, l’un par l’implication dans le domaine industriel (il est le fondateur de Richbond), tout en manifestant sa solidarité matérielle au Parti qu’il a toujours tenu en grande estime, et l’autre par un engagement profond auprès des démunies, devenu sa raison d’être.

Femme battante, Touria Tazi est l’une des pionnières dans la défense des droits de la femme. Elle a représenté le PCM au congrès international de la femme en 1962 en Ex-URSS. C’est là qu’elle a fait la connaissance de Valentina Terechkova, la première femme cosmonaute à avoir effectué un voyage solitaire dans l’espace. Ainsi que Youri Gargarine.

Touria consacra par la suite tout son temps à l’action associative. Travaillant dans l’ombre, elle a pu mettre sur pied près d’une vingtaine de crèches et jardins d’enfants à Casablanca au profit de la population des quartiers défavorisés, notamment les mères célibataires. Son credo, comme elle nous le répétait souvent, «c’est de laisser les femmes faire, pas plus».

Touria Tazi est très connue dans le milieu associatif qu’elle a marqué d’une emprunte indélébile, par son parti-pris au profit de la cause des femmes et des enfants. Elle avait créé, déjà en 1996, son prototype « Basma », fortement dupliqué depuis.

Elle est restée fidèle à ses idéaux de jeunesse en faisant fleurir de nombreuses actions, grâce à sa fidélité caritative, avec modestie, dévouement, sagesse et humanisme.

Nous gardons en mémoire, avec un grand respect et une profonde affection, son engagement, jeune, dans le combat de l’édification du Maroc indépendant et ses luttes incessantes au profit de la femme démunie.

Pleinement engagée dans le combat social, elle n’a cessé de jouir de la reconnaissance du tissu associatif auquel elle a contribué à renforcer, notamment par son implication directe et personnelle.

Nous nous inclinons devant la mémoire de cette grande militante des temps modernes qui a consacré sa vie à servir les démunies.

Nous présentons nos sincères condoléances à toute sa famille, à ses enfants Karim, Nacer et Hidaya, à tous ses petits enfants, aux familles alliées, à ses proches et à ses amies, priant Dieu le très haut de l’avoir en sa sainte miséricorde et d’accorder aux siens patience et réconfort.

« Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons »

Auteur: M’hammed rahal
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