Tarf – Une baisse de 40 % dans la récolte de liège a été enregistrée dans la wilaya d’El Tarf au titre de l’exercice 2019 comparé à celui de l’année précédente, a-t-on appris, dimanche, des services locaux de la conservation des forêts.

Lancée en juin dernier, la campane de déliégeage, clôturée depuis une semaine, s’est soldée par la récolte de  7.500 quintaux, à travers principalement les communes d’El Tarf, EL Kala et à degré moindre celle de Dréan, a ajouté la même source, soulignant que cette baisse est due au fait que 30% de la superficie de la subéraie a été touchée par les incendies de forêt ayant affecté l’été 2017, cette région frontalière, notamment Bouhadjar.

Les mêmes services, qui ont précisé que 60% de la récolte proviennent du liège de reproduction et le reste du liège male ou de mise en valeur, ont signalé que la campagne de démasclage (enlèvement de l’écorce des arbres) avait mobilisé 230 ouvriers saisonniers.

La même source a également assuré que la campagne s’est déroulée dans de « bonnes conditions » , à travers une vingtaine de chantiers ouverte dans différentes subéraies, principalement les localités frontalières réputées pour leur liège de montagne, Souarekh (El Kala), Bougous (El Tarf) et El Ayoune.

Actuellement, les ouvriers mobilisés pour le déliégeage, ont été redirigés vers l’opération de vérification du produit et son empilage qui se fait, selon la catégorie du produit, composé du liège femelle, (premier choix) et du liège flambé (deuxième choix), et ce avant l’installation « dans les prochains jours », de la commission d’adjudication, en prévision de l’ouverture des ventes de cet important produit a-t-on encore détaillé.

Cédé entre 4.000 et 12.000 DA le quintal selon sa qualité, pour son exploitation par des unités nationales de transformation (fabrication de bouchons, de panneau d’isolation) et pour son exportation pour le liège de premier choix, ce produit de forêt demeure « très recherché aujourd’hui pour ses critères de haute qualité de plasticité et de transformation malgré la technologie avancée de la matière plastique », a-t-on rappelé.

L’exploitation du liège se fait par rotation de 10 à 12 ans par séries (ou coupons) réglés dans les subéraies aménagées et suivant leur fertilité, a-t-on relevé ajoutant que sa récolte et son prélèvement obéissent à certaines techniques bien définies et nécessitent une main d’œuvre qualifiée.

Le chêne liège demeure parmi les principales essences forestières de cette région avec une subéraie couvrant plus de 74.000 hectares, soit 57% de la superficie forestière de la wilaya d’ Tarf, estimée à 165 000 hectares.

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