Rétablir la normalité institutionnelle, transcender un contexte de crise politique né de l’opposition des Algériens à la continuité d’un régime caractérisé par le favoritisme et gangrené par la corruption, et aller vers une nouvelle Algérie émancipée, où seront promus les principes de la démocratie, d’État de droit et de justice sociale, ainsi en est-il des principaux enjeux liés à la prochaine élection présidentielle, dont le processus y afférent s’accélère depuis l’adoption par le Parlement des lois relatives au régime électoral et à l’Autorité indépendante des élections qui a vu ses membres désignés hier.
Dans ce contexte de dénouement progressif d’une crise qui n’a que trop duré, tous les signaux ont tendance à certifier de cette possibilité de voir les citoyens conviés à élire un nouveau président de la République avant la fin de cette année. Les conditions devant caractériser l’organisation de ce scrutin, tout comme les missions d’ordre prioritaire qui seront assignées au futur premier magistrat du pays s’inscrivent dans cette logique de changement radical du système de gouvernance. Il est en effet question de provoquer une rupture avec une époque où la volonté populaire était détournée pour servir les intérêts d’une caste de dirigeants avide de pouvoir, et ouvrir de nouveaux horizons porteurs de progrès et de développement tous azimuts.
«Cette aspiration légitime au changement a été pleinement entendue et se trouve désormais au cœur des préoccupations des pouvoirs publics et en tête des préoccupations de l’État», avait souligné le chef de l’État, M. Abdelkader Bensalah, dans son message adressé le 3 juillet dernier à la nation. En d’autres termes, rien ne sera comme avant en matière de mode de gouvernance et de gestion des affaires publiques. Seules les règles de la transparence et l’État de droit devront caractériser à l’avenir la relation entre les gouvernants et les gouvernés, conformément à l’aspiration légitime du mouvement citoyen où des millions d’Algériens ont su faire preuve d’un niveau de maturité et d’une conscience politique exemplaires. Le dialogue a bien ses vertus.
Le chef de l’État avait certifié qu’à travers le dialogue, il s’agit surtout «d’accomplir l’œuvre d’assainissement de l’État et de renouvellement de son encadrement» à différentes échelles de responsabilités, à travers le départ de tous les symboles du régime déchu. Le chef de l’État a affirmé sa vision légaliste et sa volonté de prendre en charge les aspirations profondes du peuple. Il y a aussi le rôle axial de l’Armée ayant su préserver le front interne en mettant en échec toutes sortes de tentative de désétatisation du pays. Aussi, l’instance du dialogue et de médiation a largement contribué à ce retour prochain au processus électoral qui augure de l’organisation d’une élection présidentielle crédible et honnête.
Au sujet de ce rendez-vous décisif, le chef de l’État avait exhorté, lors de la récente réunion du Conseil des ministres, «tous les responsables à poursuivre leurs actions, à redoubler d’efforts et à faire montre de la vigilance exigée, lors de la prochaine étape, en vue de garantir le bon déroulement du processus électoral qui permettra à notre pays de rétablir l’autorité de l’État et de conférer toute la légitimité nécessaire à ses institutions».
De son côté, le Haut commandement de l’institution militaire, très attaché à la concrétisation des aspirations et revendications du peuple, ne ménagera aucun effort pour garantir la sécurisation, voire le succès de ce prochain rendez-vous électoral majeur devant se tenir dans des conditions de transparence et d’intégrité irréprochables.
Karim Aoudia
Auteur: elmoudjahid
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