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Le départ d’un directeur commercial, d’un ingénieur R&D ou d’un responsable des systèmes d’information ne se limite jamais à un simple mouvement de personnel. Il emporte avec lui la connaissance fine des processus internes, des marges, des fichiers clients et parfois des codes sources qui font la valeur différenciante de l’entreprise.
En Tunisie, où le Code du travail vient d’être profondément réformé par la loi n°2025-9 du 21 mai 2025 et où le contentieux de la non-concurrence s’est étoffé au fil des décennies, les directions juridiques disposent d’un arsenal réel mais technique, à activer avant, pendant et après la relation de travail. Cet article en dresse la cartographie opérationnelle.
Une vulnérabilité sous-estimée
La législation tunisienne du travail n’impose à l’employeur qu’une seule formalité obligatoire au moment de la rupture du contrat, la délivrance du certificat de travail. Aucune obligation légale de confidentialité post-emploi ne s’applique automatiquement, aucune restriction de concurrence ne naît de plein droit, et aucune cession de propriété intellectuelle n’est présumée en l’absence de clause expresse.
Autrement dit, la protection du savoir-faire n’est jamais un acquis juridique par défaut, elle doit être construite contractuellement, en amont, faute de quoi l’entreprise se retrouve démunie le jour où le cadre stratégique quitte ses fonctions pour rejoindre un concurrent ou fonder sa propre structure dans le même secteur d’activité.
La clause de non-concurrence
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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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