DES CITES BATIES DEPUIS PLUS DE 30 ANS A MOSTAGANEM : Les bénéficiaires réclament des actesDES CITES BATIES DEPUIS PLUS DE 30 ANS A MOSTAGANEM : Les bénéficiaires réclament des actes
Dépassant  largement les 100 cités implantées  à travers  les 32 communes de la wilaya, ces  » kariates  » (le nom le plus usité pour les designer) restent  trop éloignées des agglomérations urbaines ou rurales. Ces cités  » agricoles  » ont été bâties le plus souvent sur des terrains accidentés sans le moindre respect des normes urbanistiques. Elles manquent de tout : même pas des pistes d’accès ; de vraies pertes de béton et de parpaings, quelques unes ont été abandonnées à l’état de plateformes, d’autres sous forme de carcasses manquant de portes et fenêtres. Les chantiers les ont quittées en 1987, les domaines les ont cédées aux APC qui les ont distribuées par délibérations, telles qu’elles étaient, à ceux qui ont en fait la demande, en leur fournissant juste des décisions d’attribution, ces biens demeurent gérés à ce jour par les OPGI qui doivent percevoir le loyer. A ce jour, ces cités ont fait la joie de quelques bénéficiaires qui les ont vendues sans trop se casser la tête et elles font encore l’affaire de tant d’individus sans scrupule qui les ont refilées pour plusieurs millions de centimes à ceux qui sont à la recherche d’un toit pour s’abriter. Malheureusement, ces transactions commerciales  ne s’effectuent qu’auprès  d’écrivains publics  sur la présentation d’un arrêté administratif  d’attribution, délivré par l’APC. Selon l’un des  acquéreurs de l’une des habitations  de ces cités  à  Stidia , M.B.M, le document établi par l’écrivain n’a aucune valeur juridique, ce dernier n’a pu obtenir  aucun crédit pour aménager  et ne parvient plus à revendre.  Un autre, un bénéficiaire ( de première main ) d’un logement  d’une de ces cités, sise à Ain Nouissy   , M.C.H, occupant  ce logement depuis plus de 30 ans,  »a frappé à toutes les portes  » pour tenter  d’obtenir un acte ou un titre de propriété et  aménager  d’autres pièces  pour ses enfants  qui ont  grandi et l’un  s’est  marié . Même la fameuse loi  »08 »  portant sur la régularisation  de certaines constructions, ne concerne pas  les habitations de ces cités  »hors la loi ».  Un troisième, un acheteur  d’un  de ces logements  d’une cité rurale située à Hassi Mamèche, M.KH.M se désole de se faire ruiner  en dépensant plus de 200 millions de centimes  en réalisant un étage supérieur  pour  une habitation  dont il n’a aucun titre de propriété sauf  un document provenant d’un écrivain domicilié à  Mohamadia (Mascara). Aujourd’hui, les propriétaires (acheteurs et bénéficiaires)  de ces  biens immobiliers  se retrouvent  en face d’un imbroglio  qui n’ose pas dire son  nom  et perdure  depuis si longtemps.  Certains  ont dépensé tant d’argent  pour se faire régulariser, mais peine perdue. La nature du foncier  sur lequel ont été bâties ces cités,  reste   »confuse »  et les parties  concernées  ( direction des services agricoles, domaines publics )  semblent se rejeter  la balle et tiennent  des milliers de bénéficiaires en haleine  depuis plus de trente  ans. !   Ces malheureux  citoyens  ont fini par se fatiguer à courir  de gauche à droite  et interpellent en dernier,  le wali de Mostaganem  pour  mettre fin à leur calvaire qu’ils  endurent depuis.  

Auteur: L. Ammar
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