96% du crédit de la BIRD décaissés
Des projets éphémères et zéro réalisation !
L’EXPERT – Des crédits, la Tunisie, en reçoit à la pelle, augmentant son endettement, avec une fuite en avant qui n’augure rien de bon, surtout que, sur le plan du développement et l’emploi, la situation ne fait qu’empirer, avec des projets jetés aux oubliettes et un chômage qui s’accentue, d’un jour à l’autre, sans que les décideurs politiques ne daignent s’intéresser aux risques qu’encourt le pays. Cette nouvelle classe de politiciens a démontré son incompétence et son incapacité de gérer les affaires du pays, pour le mener à bon port.
Les dettes s’accumulent et elles ne servent, actuellement, qu’à gérer les affaires courantes et à combler les manques au niveau du paiement des salaires, sans aucun intérêt pour le développement. L’exemple des crédits programmés par la BIRD est des plus édifiants, surtout qu’aucun sou n’avait été destiné au développement du pays.
Sur une totalité de 165 millions d’euros octroyés à la Tunisie sous forme de crédit par la Banque Internationale pour la reconstruction et le Développement (BIRD), le gouvernement a retiré à fin janvier 2019, près de 158 millions d’euros pour la contribution à la deuxième tranche destinée au financement du Programme du Développement urbain et de la gouvernance Locale (PDUGL), soit 96% du montant global, a déclaré Noureddine Salmi, ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire.
Le ministre a expliqué que la première tranche de ce programme a permis d’atteindre des indicateurs encourageants, alors que la deuxième tranchet, en cours d’examen au sein de l’ARP, sera consacrée à l’achèvement du reste des travaux.
D’après lui, le crédit vise à améliorer l’investissement municipal, à renforcer la décentralisation et à consolider les fondements de la gouvernance.
Et de rappeler que les conditions « draconiennes » de décaissement du crédit, s’appuient sur 10 indicateurs imposés par la BIRD.
Sur un autre plan, le ministre a souligné que son département a transmis le projet du Code de l’urbanisme à la présidence du gouvernement, au début de l’année, ce qui permettra aux autres ministères de l’examiner.
Il convient de rappeler que 99 députés ont voté en faveur du projet d’accord de crédit signé, le 11 juillet 2018, entre la Tunisie et la BIRD, pour contribuer au financement supplémentaire du programme de Développement urbain et de la gouvernance locale.
Un crédit qui part en fumée, sous prétexte qu’on prépare des programmes qui n’ont pas vu le jour, au niveau de la gouvernance locale et du développement urbain… Il suffit de faire un tour dans les régions, pour se rendre compte que rien n’a été fait, depuis la Révolution qui nous a menés vers un enfer inattendu, alors que tout le monde s’attendait à un meilleur sort pour le pays.
Auteur: L’expert
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.