Sur   le  principe,  la  corporation  est   unanime :   en  Algérie,  les conditions d’un procès par vidéoconférence équitable ne sont pas réunies, en raison d’une connexion internet aléatoire.

Des membres du Conseil de l’ordre des avocats d’Alger, réunis hier, n’ont pas validé  finalement  l’option  du  boycott  des audiences  des  tribunaux  de première  instance  et  de  la  Cour d’appel, en  protestation  contre  le déroulement à distance de procès de détenus, avons-nous appris de sources concordantes. 

Ils  dénoncent,  néanmoins,  l’inconstitutionnalité  de  la  disposition, introduite dans  le  code de  procédure pénale  par  le  truchement  de  l’ordonnance n°20-04 du 30 août 2020.

Dans  l’article  441  bis  de l’édit, le  législateur  a  autorisé  le  recours  des juridictions à la vidéoconférence dans les procédures  judiciaires, “pour  les nécessités  du  bon  fonctionnement  de  la  justice  ou  du maintien  de  la sécurité ou de la santé publique ou lors de catastrophes naturelles, ou pour des raisons de respect du principe des délais raisonnables”.

Il   est  précisé  dans  l’édit,  que  “ les  moyens  utilisés  doivent  garantir  la confidentialité et l’intégrité de la transmission, ainsi qu’un affichage complet et clair du déroulement de la procédure.

Les  déclarations  sont  enregistrées  sur  un  support  électronique garantissant leur sécurité et jointes au dossier de  la procédure”. Désormais, l’accord du prévenu, incarcéré, n’est plus requis, la décision  dépendant uniquement de l’appréciation du magistrat en charge de l’affaire.

Sur le principe, la corporation est  unanime : en Algérie, les  conditions d’un procès par vidéoconférence équitable ne sont pas réunies, en raison d’une connexion internet aléatoire  et  de  mauvaise qualité, particulièrement les liaisons avec les prisons situées à l’intérieur du pays.

Sur   la  démarche  à  suivre, les  positions  divergent.  De  nombreux  avocats reprochent à l’Union nationale des Conseils de l’ordre de ne pas avoir réagi en amont, c’est-à-dire au moment où l’organisation a été consultée  sur le projet d’ordonnance pour  avis.  À  présent  que  la  loi  est  promulguée, il  est  plus compliqué de la contester. 

Pourtant, les avocats, constitués dans la défense d’Ali Haddad, dont le procès en  appel  s’ouvre  aujourd’hui  à  la  Cour  d’Alger,  comptent  présenter  un mémoire sur l’inconstitutionnalité de la disposition  sur la base  de laquelle il sera jugé à distance, soit à partir de la prison de Tazoult (wilaya de Batna) où il a été transféré dernièrement.

Mercredi  dernier, la  défense  de  l’ex-patron  de  Cima  Motors,  Mahieddine Tahkout, lui aussi transféré de la prison d’El-Harrach à celle des Babors dans la wilaya de Khenchela, a demandé l’ajournement du procès en appel jusqu’à la “réunion des conditions appropriées à l’audience”, notamment la présence physique de son client. 

Elle n’a pas obtenu gain de cause du président de la Chambre pénale près la Cour d’Alger, lequel a invoqué l’application de la loi. Il a reporté, le procès à l’audience du 30 septembre pour absence de certaines personnes impliquées dans ce dossier. 
 

Souhila H.

Sur   le  principe,  la  corporation  est   unanime :   en  Algérie,  les conditions d’un procès par vidéoconférence équitable ne sont pas réunies, en raison d’une connexion internet aléatoire.

Des membres du Conseil de l’ordre des avocats d’Alger, réunis hier, n’ont pas validé  finalement  l’option  du  boycott  des audiences  des  tribunaux  de première  instance  et  de  la  Cour d’appel, en  protestation  contre  le déroulement à distance de procès de détenus, avons-nous appris de sources concordantes. 

Ils  dénoncent,  néanmoins,  l’inconstitutionnalité  de  la  disposition, introduite dans  le  code de  procédure pénale  par  le  truchement  de  l’ordonnance n°20-04 du 30 août 2020.

Dans  l’article  441  bis  de l’édit, le  législateur  a  autorisé  le  recours  des juridictions à la vidéoconférence dans les procédures  judiciaires, “pour  les nécessités  du  bon  fonctionnement  de  la  justice  ou  du maintien  de  la sécurité ou de la santé publique ou lors de catastrophes naturelles, ou pour des raisons de respect du principe des délais raisonnables”.

Il   est  précisé  dans  l’édit,  que  “ les  moyens  utilisés  doivent  garantir  la confidentialité et l’intégrité de la transmission, ainsi qu’un affichage complet et clair du déroulement de la procédure.

Les  déclarations  sont  enregistrées  sur  un  support  électronique garantissant leur sécurité et jointes au dossier de  la procédure”. Désormais, l’accord du prévenu, incarcéré, n’est plus requis, la décision  dépendant uniquement de l’appréciation du magistrat en charge de l’affaire.

Sur le principe, la corporation est  unanime : en Algérie, les  conditions d’un procès par vidéoconférence équitable ne sont pas réunies, en raison d’une connexion internet aléatoire  et  de  mauvaise qualité, particulièrement les liaisons avec les prisons situées à l’intérieur du pays.

Sur   la  démarche  à  suivre, les  positions  divergent.  De  nombreux  avocats reprochent à l’Union nationale des Conseils de l’ordre de ne pas avoir réagi en amont, c’est-à-dire au moment où l’organisation a été consultée  sur le projet d’ordonnance pour  avis.  À  présent  que  la  loi  est  promulguée, il  est  plus compliqué de la contester. 

Pourtant, les avocats, constitués dans la défense d’Ali Haddad, dont le procès en  appel  s’ouvre  aujourd’hui  à  la  Cour  d’Alger,  comptent  présenter  un mémoire sur l’inconstitutionnalité de la disposition  sur la base  de laquelle il sera jugé à distance, soit à partir de la prison de Tazoult (wilaya de Batna) où il a été transféré dernièrement.

Mercredi  dernier, la  défense  de  l’ex-patron  de  Cima  Motors,  Mahieddine Tahkout, lui aussi transféré de la prison d’El-Harrach à celle des Babors dans la wilaya de Khenchela, a demandé l’ajournement du procès en appel jusqu’à la “réunion des conditions appropriées à l’audience”, notamment la présence physique de son client. 

Elle n’a pas obtenu gain de cause du président de la Chambre pénale près la Cour d’Alger, lequel a invoqué l’application de la loi. Il a reporté, le procès à l’audience du 30 septembre pour absence de certaines personnes impliquées dans ce dossier. 
 

Souhila H.

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