La Tunisie reste la destination majeure des vacances des Algériens, particulièrement durant la saison estivale. Hier, Fouad El Oued, représentant de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), a publié sur sa page Facebook une photo de plusieurs véhicules qui attendaient aux frontières pour les formalités de passage.
Les Algériens se rendent en Tunisie généralement en famille. La durée moyenne des séjours est entre 8 et 10 jours. Peu d’entre eux passent par des agences de voyages. Les motivations de ce déplacement sont multiples. Il y a d’abord la proximité géographique et le rapport qualité/prix, sans oublier l’histoire commune et l’absence de visa. Mais les Tunisiens profitent aussi de la faiblesse de notre tourisme interne, qui n’arrive pas à décoller malgré le passage d’une vingtaine de ministres et de 3 assises du tourisme au minimum, ni à proposer une bonne qualité de service malgré quelques efforts du groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme (HTT), qui veut rebondir après la rénovation de plusieurs infrastructures. Il a même proposé plusieurs formules de promotions. «Le tourisme balnéaire doit être absorbé localement mais à condition que l’Etat soit régulateur pour créer le climat nécessaire. Si on arrive à retenir dans un premier temps 10 à 20% des touristes, ce sera déjà un bon début. Cependant, il est clair qu’il faut adopter une stratégie opérationnelle et, pour l’instant, on est loin du compte», confie un des acteurs du tourisme national.
L’ONTT fait aussi de la veille et décrypte en permanence les attentes des Algériens en matière de besoin en voyages et en loisirs. Les campagnes publicitaires sont multisupports : annonces dans la presse magazine, dans les moyens de transport (bus), support urbain (affichage) et spots à la radio et à la télévision. Et même des vidéos sur les réseaux sociaux. Il s’agit de renforcer la notoriété et améliorer l’image de la Tunisie. Selon les spécialistes de ce marché, il y a eu de nouvelles destinations cette année : Monastir en charter avec Nouvelair, la compagnie tunisienne, et Tassili Airlines. Il y a deux pôles touristiques à visiter : Monastir et Sousse. Beaucoup d’agences proposent ces deux options. Depuis l’année dernière, les Algériens vont aussi à Djerba.
«Pratiquement tous les Algériens souhaitent voyager à la même période», constate le responsable d’une agence de voyages. La forte demande s’exprime après les résultats du bac et les inscriptions à l’université. Généralement, c’est au début du mois d’août, mais cette année, il y a eu la coupure de l’Aïd El Kébir qui reste une fête célébrée en famille. Cependant, il faut relever que les prix de toutes les destinations ont augmenté, y compris ceux de la Tunisie. L’explication est simple : les voyagistes algériens travaillent seulement durant ce pic, ils ne peuvent pas ainsi prétendre à avoir de bons tarifs.
La destination Tunisie reste une destination qui accueille de plus en plus de touristes étrangers, essentiellement d’Europe de l’Est, Angleterre, France et d’Allemagne. Les opérateurs de ces pays travaillent avec eux à longueur d’année, donc ils bénéficient de tarifs négociés, (minimum 6 à 8 mois) et, du coup, on ne peut pas prétendre aux mêmes tarifs, ce qui est logique.
Il faut noter au passage que les départs en vacances cette année ont été impactés par la crise. Le pouvoir d’achat a chuté, les gens ne savent pas ce que demain leur réserve et ils préfèrent mieux gérer les dépenses.
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Auteur: Hicham Chouadria
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