L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme s’est dit inquiet de la détérioration de l’état de santé de la militante sahraouie, Mahfouda Bamba Lafkir, emprisonnée au Maroc, réclamant sa libération immédiate.
L’Observatoire a indiqué dans un communiqué qu’il a été «informé par des sources fiables de la poursuite de la détention arbitraire et de la détérioration de l’état de santé en détention de Mme Mahfouda Bamba Lefkir, défenseure sahraouie du droit à l’autodétermination et membre du collectif Gdeim Izik». Selon les informations reçues, souligne l’Observatoire, «les conditions difficiles dans lesquelles Mme Mahfouda Bamba Lefkir est détenue depuis son arrestation, ainsi que le refus systématique d’accès aux soins par les autorités pénitentiaires provoquent une détérioration générale de son état de santé». Depuis le début de sa détention le 15 novembre 2019, Mme Mahfouda Bamba Lefkir a connu diverses complications de santé en raison de son manque d’accès aux soins médicaux en prison. En particulier, indique l’Observatoire, «elle souffre d’une maladie chronique des sinus qui peut s’aggraver s’il ne prend pas de médicaments. Elle souffre également d’asthme et de sensibilité cutanée». «Depuis le début de sa détention, elle n’a pas été transférée dans un hôpital situé à l’extérieur de la prison et n’a pas reçu la visite de son médecin. Les autorités pénitentiaires refusent également de lui prodiguer des soins ou des médicaments», a-t-on dénoncé.
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, un partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.
La FIDH et l’OMCT sont membres de ProtectDefenders.eu, le mécanisme de l’Union européenne pour les défenseurs des droits de l’Homme mis en œuvre par la société civile internationale. De son côté, le Collectif des défenseurs des droits de l’Homme sahraouis (Codesa) a demandé l’intervention urgente du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme (HCDH), Mme Michelle Bachelet pour la libération des prisonniers politiques sahraouis qui purgent des peines injustes dans les prisons marocaines, pour avoir revendiqué la décolonisation et l’indépendance du Sahara occidental.
Dans une lettre adressée vendredi au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, le Groupe présidé par l’illustre militante sahraouie, Aminatou Haidar, a rappelé que l’Etat marocain continue d’arrêter des défenseurs des droits de l’Homme, des blogueurs, des étudiants et syndicalistes sahraouis pour leur position en faveur de l’indépendance du Sahara occidental ou pour leur participation à des manifestations pacifiques dans lesquelles l’autodétermination et le droit de bénéficier des ressources naturelles sahraouies sont revendiqués.
Auteur: elmoudjahid
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