Le ratio dette/PIB de la Tunisie devrait atteindre un maximum de 80 % en 2020 contre 39,7 % en 2010, prévoit la BAD. D’après l’institution financière, cette flambée est due au coût des subventions et à la forte augmentation des emplois du secteur public. En 2019, la masse salariale totale s’est établie à 15,3 % du PIB, alors que 72 % de l’encours de la dette publique était libellé en devises, dont la moitié contractée auprès de donateurs bilatéraux et d’institutions multilatérales (soit 48,9 % de la dette) à des conditions favorables. Et de rappeler qu’au cours de la période 1987-2011, la dette publique de la Tunisie a baissé, passant de 63 %, à 49,7 % du PIB. Cependant, après la révolution de 2011, elle s’est accrue considérablement, pour financer la transition. Actuellement, la dette de la Tunisie peut être considérée « comme peu soutenable », observe la même source. Compte-tenu de la crise du Coronavirus, des ressources financières supplémentaires seront nécessaires pour mettre en œuvre la réponse sanitaire, des mesures de protection sociale et de relance budgétaire et atténuer ainsi les répercussions économiques négatives, souligne la BAD.

Selon la Banque, la disponibilité des ressources et le paiement de la dette pourraient être difficiles pour certains pays de la région, à l’instar de la Tunisie, ce qui risque d’entraîner un surendettement, et ce, en raison du coût de refinancement de la dette qui devrait s’accroître.

Auteur: L’expert
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