Lutte contre le Sida : L’association de lutte contre le Sida (ALCS) va dresser un état des lieux de l’offre et des obstacles structurels d’accès aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR) pour les jeunes.
L’Association de lutte contre le Sida (ALCS) va réaliser un diagnostic complet et approfondi de l’offre de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) au Maroc, en mettant un accent particulier sur les besoins et l’accès des jeunes dans leur diversité. Il s’agit également d’identifier les obstacles structurels, institutionnels, sociaux, culturels et géographiques qui entravent leur accès équitable et effectif à ces services. A noter que le Maroc s’est doté d’une Stratégie nationale de la santé sexuelle et reproductive (SNSSR) 2021‑2030, qui constitue aujourd’hui le cadre de référence national pour la planification, la coordination et l’amélioration des interventions en santé sexuelle et reproductive. Cette stratégie vise à garantir un accès universel, équitable et inclusif à des services de SSR de qualité, tout en accordant une attention particulière aux groupes vulnérables, notamment les jeunes, les personnes en situation de handicap et les populations socialement marginalisées.
L’offre publique de SSR s’articule principalement autour des centres de santé de premier niveau, des services de santé scolaire et universitaire, et des dispositifs de prévention et de planification familiale mis en place par les autorités sanitaires. Toutefois, malgré la disponibilité d’un ensemble de prestations essentielles (planification familiale, dépistage et prise en charge des IST, services VIH, soutien psychologique, soins prénatals et postnatals, etc.), l’utilisation effective de ces services par les jeunes demeure limitée. Des barrières multifactorielles, sociales, culturelles, organisationnelles, géographiques et économiques entravent l’accès des jeunes à l’information et aux services de SSR. Ces barrières incluent notamment la stigmatisation, la crainte du manque de confidentialité, les tabous autour de la sexualité, l’insuffisance de services adaptés aux besoins spécifiques des jeunes, ainsi que les disparités territoriales d’accès.
Ces constats avaient été récemment confirmés par un sondage mené par l’ALCS qui avait révélé que, malgré leur forte hyper connectivité, les jeunes demeurent largement déconnectés des services de SSR, faute d’information fiable (Plus des deux tiers des jeunes désignent une source digitale comme leur canal d’information principal). Le sondage avait également mis en évidence une méconnaissance des services existants (40%), une crainte du jugement, ainsi qu’une demande croissante pour des services plus accessibles (34%), anonymes, intégrés et adaptés à leurs réalités. L’ALCS estime que ces données récentes renforcent l’importance de mener un état des lieux approfondi afin de mieux comprendre les besoins, les freins et les attentes des jeunes.
Auteur: ALM
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