Deux réalisatrices franco-algériennes, Dorothée Myriam Kellou et Lina Soualem participent aux Journées cinématographiques de Carthage qui viennent de s’ouvrir en Tunisie. Leur particularité est qu’elles proposent chacune un documentaire émouvant sur la mémoire et l’identité. Dorothée-Myriam Kellou, dont la mère est française, est la fille de Malek Kellou, réalisateur qui a notamment réalisé des films pour la RTA d’antan. Elle a réalisé le documentaire ‘‘A Mansourah, tu nous as séparés’’. Ce documentaire, primé à plusieurs reprises dans des festivals de par le monde, évoque la période des regroupements d’Algériens dans des villages entourés de barbelés, le reste de la région étant déclaré zone interdite. Dans la nouvelle sélection ‘‘Diapora’’, ce film sera projeté plusieurs fois à partir de ce mardi 29 octobre.
La deuxième réalisatrice de cette section ‘‘Diaspora’’ sera la franco-algéro-palestinienne Lina Soualem qui a remporté le premier prix “Docs in Progress” au marché du film au festival de Cannes, pour son film ‘‘Leur Algérie’’. Le film raconte l’histoire des grands-parents de la réalisatrice. Immigrés en Auvergne en France dans les années 50, ce couple divorce après plus de six décennies de mariage. Lina va à travers son film relater les conditions de leur immigration, leur vie dans un pays étranger. Fille de l’actrice Hiam Abbass et du comédien Zinedine Soualem, Lina Soualem a, comme Myriam Kellou, suivi les traces de son père pour entamer une carrière dans le cinéma.
Outre les films, les deux jeunes réalisatrices algériennes devaient participer dimanche à la cité de la culture à une conversation sur le sujet du ‘‘cinéma de la diaspora » avec Hind Meddeb (réalisatrice et journaliste – Paris-Stalingrad, 2019), et Menel Labidi (réalisatrice – Un Divan à Tunis, 2019).
Rédaction El Moudjahid Web
Auteur: elmoudjahid
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