En effet, ce douar peuplé par plus de 600 habitants  profitant du discours officiel encourageant les parties désœuvrées, a décidé de sortir de son silence en s’adressant aux responsables locaux, à leur tête le wali, à travers nos colonnes pour tenter d’attirer leurs attentions. Ces oubliés déclarent que leur douar qui n’est distant du chef-lieu de la commune que de quelque six kilomètres reste enclavé et isolé du fait que l’éternel tronçon qui n’est que de trois kilomètres seulement non exécuté demeure le problème qui taraude leur quotidien notamment, là où les conducteurs  des quelques voitures qui font habituellement ce chemin évitent de prendre le risque de dégrader davantage leurs véhicules, ce qui a empêché les habitants par moments de transporter leurs malades et qui disent qu’il y avait même des cas de décès enregistrés à cause de ce problème de transport et de celui de l’absence d’un centre de soins au niveau de ce douar. Notamment avec la pandémie du Covid 19, ce problème de centre de soins est devenu selon eux plus qu’une revendication, vu le nombre important des habitants, la création et l’équipement de ce centre est désormais une nécessité. Les mêmes habitants évoquent aussi un autre problème pas moins important notamment en cette période d’été,  ils précisent qu’ils ont toujours recours au colportage d’eau des sources et que l’inexistence d’eau potable au niveau des maisons  a compliqué leur vie. Ils déclarent parcourir deux kilomètres jusqu’à Ain Tacherte pour pouvoir bénéficier d’une ou de deux jerrycans d’eau. Ce manque d’eau est constaté au niveau de la seule école qui existe, ce qui a selon eux, n’a pas encouragé les petits à prendre part aux classes. Enfin, ces habitants interpellent les responsables pour que leur douar puisse bénéficier d’un minimum de commodités afin de voir leur avenir avec plus d’espoir et bénéficier de leur part du développement……

Auteur: A.Ould El Hadri
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