Des concessions sont souhaitables de part et d’autre pour arriver à une solution consensuelle.
« La présidentielle est la seule clé pouvant mener le pays vers une normalisation de la vie politique du pays. Elle facilite la concrétisation des réformes sous la conduite d’un président légitimement élu, appuyé par la confiance de ses électeurs », estime Slimane Aradj, enseignant en sciences politiques à l’université Alger 3. S’exprimant sur les ondes de la radio nationale, le politologue a souligné l’importance d’un dialogue devant regrouper l’ensemble des acteurs et représentants de la société algérienne, ce qui devrait « illustrer » la vision d’une Algérie « nouvelle ».
« Ce dialogue est le seul moyen capable de garantir une sortie pacifique de la crise, à la hauteur des aspirations du peuple algérien », a-t-il affirmé.
A ses yeux, la réussite du dialogue nécessite l’adhésion et l’implication de tous. Il mettra en exergue le fait que des concessions sont souhaitables de part et d’autre pour avancer et arriver ainsi à des solutions consensuelles arrangeant tout le monde. Poursuivant ses propos, il a fait savoir que la mission essentielle du Panel des personnalités est de recueillir les voix et propositions consensuelles et pister les voies devant mener vers la présidentielle de par son rôle de médiation et de dialogue. Aussi, l’hôte de la radio a considéré que quiconque appelle à la négociation plutôt qu’à un dialogue est un assoiffé de pouvoir et cherche à exploiter le mouvement pour obtenir des privilèges personnels au détriment de la volonté populaire. « Le but étant d’édifier une vision des solutions concrètes qui servent les intérêts de tous et non pas les intérêts des groupes restreints qui investissent dans des crises afin de réaliser des gains aux dépens des populations », précise-t-il. L’importance de ce panel s’explique également, d’après l’analyste, par la noble mission de rapprocher les points de vue qui mènent vers ces élections, par l’élaboration d’une feuille de route qui met en œuvre l’ensemble des propositions devant faciliter le passage vers une présidentielle dans les plus brefs délais.
Par ailleurs, l’enseignant a réitéré son appel au peuple algérien à faire preuve de maturité politique et à plus de prudence face aux différents agitateurs qui veulent exploiter ce mouvement populaire. « Il s’agit d’aboutir à l’élaboration d’un consensus le plus large et rassembleur possible sur les conditions et modalités d’organisation de l’élection présidentielle, ce qui nécessitera des efforts allant dans le sens de taire les divergences pour s’attacher à faire prévaloir le seul intérêt national, celui de la réussite de l’élection présidentielle», a-t-il assuré.
Pour ce qui est des propositions relatives à la création d’une Assemblée constituante et à décréter une période de transition, Slimane Aradj a estimé qu’il s’agit là d’une revendication sans fondement, qui est rejetée à l’unanimité, car il dira que cette minorité qui le demande est égoïste et que son seul objectif et «d’accéder au pouvoir par tous les moyens et non pas l’intérêt du pays». Evoquant les personnes qui appellent à la désobéissance civile, l’enseignant universitaire a estimé que celles-ci devraient revoir leurs calculs et leurs positions qui ne servent pas, selon lui, l’intérêt du pays.
Sarah A. Benali Cherif
Auteur: elmoudjahid
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